La Fal 44 - Fédération des amicales laïques - les actualités
Débats : retenez la date du 3 mars prochain !
Retenez votre samedi 3 mars au matin ! Les 14 et 15 octobre derniers, la fédération des amicales laïques de Loire Atlantique a engagé le débat autour de « l’esprit de résistance ». Lors de ces journées, André Jourde, Président honoraire de la Ligue de l’Enseignement, nous précisait que les militants de cette fédération avaient le devoir de s’indigner du non respect actuel de la dignité humaine et de sa reconnaissance .Cet engagement de l’éducation populaire doit se concrétiser en multipliant les lieux et temps dans lesquels les hommes et femmes se retrouvent pour échapper au cloisonnement du quotidien et échanger ensemble. Cette nécessité rend l’action collective incontournable. Et comme le rappelait Walter Bassan ancien résistant et déporté, « le collectif prend naissance par une multitude de projets et engagements personnels », donc l’avenir de l’humanité passe par cette multiplicité d’engagements personnels.
De ce constat, le conseil d’administration de la FAL a souhaité prolonger son action en cette année d’élections législatives. Il vous invite à le rejoindre le samedi 3 mars afin de débattre autour de quatre thématiques :
Des représentants de la société civile participeront aux débats afin d’alimenter la réflexion et la confrontation d’idées.Les débats seront suivi par l’élaboration d’un questionnaire qui sera remis aux partis politiques afin qu’ils fassent connaître leurs engagements relatifs aux thématiques, lors des élections législatives.
« La Ligue de l’Enseignement est engagée pour l’éducation au suffrage universel, non pour faire des élections, mais des électeurs, non des candidats mais des citoyens ». Jean Macé
Lieu : Gournerie
Horaires :
- 9h accueil
- 9h15 Introduction de la journée
- 9h30 travaux en 4 ateliers débats : « la jeunesse dans notre société » « l’éducation dans notre société » « la Vie associative dans notre société » et « l’engagement citoyen dans notre société »
- 11h pause
- 11h30 Synthèse des quatre ateliers et rédaction des questionnaires destinés aux partis politiques qui présentent des candidats aux élections législatives.
- 12h45 conclusion de la matinée 13h repas Organisation des ateliers débats : Un ou deux invités contradicteurs seront invités dans chaque atelier.
Contre les discriminations : les affiches sélectionnées !
Affichez- vous ! a permis à plus de 250 enfants et jeunes de s’exprimer contre le racisme et les discriminations en créant des affiches ! Lundi 20 janvier 2012, le vote des citoyen-nes s’est clôturé. Il a permis de sélectionner les quinze affiches gagnantes qui constitueront une exposition pour sensibiliser petit-es et grand-es aux luttes contre les discriminations. La Ligue de l’enseignement de Loire Atlantique (FAL 44) et ses partenaires félicitent l’ensemble des participant-es pour leur investissement. Les affiches selectionnées sont celles de : l’Espace éducatif Croix Jeannette de Bouguenais, l’école Les Cap Horniers de Pirirac sur Mer, l’ALSH de Jean Jaurès de Rezé, le centre Accoord Félix Thomas de Nantes, l’accueil périscolaire Jules Simon de Saint Nazaire, le foyer des jeunes d’Arthon en Retz, l’ALPAC de Nantes, L’école Les Milles Mots de Trans Sur Erdre, l’ALAC de Carquefou, l’amicale Laïque des Petits Gauguins, l’école Jules Vernes de Oudon, l’ALSH des Petits Landais de Notre Dame des Landes.
Les enfants et jeunes ayant participé se retrouveront le mercredi 21 mars autour du spectacle Gloups joué par la compagnie des Petits Ruisseaux, dans le cadre de la journée internationale contre l’élimination des discriminations raciales. L’exposition sera disponible au centre de ressources à la vie associative de la FAL 44.
Réservation sur demande : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou 02 51 86 13 91.
Ciné débat : L’EXERCICE DE L’ETAT
Evénement : l'Amicale Laïque de Pont-Château organise dans le cadre de Cinétik un ciné débat autour du film « L’exercice de l’Etat», de Pierre Schoeller avec Olivier Gourmet et Michel Blanc. Le choix de diffuser ce film à quelques semaines des élections présidentielles n’est pas innocent. Ce film nous interroge en effet sur le monde du pouvoir. Il aborde des sujets compliqués mais essentiels : l’hyper communication qui prend le pas sur la réflexion, le rôle des cabinets, la capacité ou l’incapacité de l’Etat à peser sur une société de plus en plus complexe. En 2012, de quel pouvoir réel les hommes politiques disposent-ils encore ? Pour le débat nous avons fait le choix d’un homme politique qui n’exerce plus le pouvoir pour bénéficier d’une mise à distance et sortir du langage convenu. Nul doute que l’éclairage de Jacques Floch sera passionnant.
« L’exercice de l’Etat » nous plonge dans le quotidien d’un ministre des transports, Bertrand Saint Jean, écartelé entre ses convictions et la fidélité à son camp politique. Face à son collègue des finances qui veut privatiser les gares, renoncera t’il à ses idées et ses valeurs pour conserver sa part de pouvoir ? Jusqu’où tiendra t’il ? Ce film raconte l’odyssée d’un homme politique dans un monde toujours plus complexe et hostile. Une inauguration d’autoroute, une émission de radio, un car d’adolescent dans le ravin, tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. Le monde politique est aussi exigeant qu’impitoyable : hyper communication, vitesse, lutte de pouvoir, coups fourrés, ... A quels sacrifice les hommes sont ils prêts ? L’Etat dévore ceux qui le servent ..... »
2012 : la ligue fait sa campagne

En ce début d’année 2012, la Ligue de l’enseignement précise ses propositions dans les domaines qui lui sont les plus proches. 50 propositions élaborées pour répondre aux principes sur lesquels doit se fonder une confiance retrouvée :
Elle a proposé quatre grands chantier prioritaires pour y parvenir :
Découvrez les 50 propositions pour « faire société » ...
Le Championnat de France de skateboard revient les 21 et 22 janvier
Les 21 et 22 janvier 2012 le Championnat de France de skateboard revient au skatepark Le Hangar à Nantes. Azymute Skateclub et le skatepark Le Hangar organisent depuis 10 ans la 1ère étape des championnats de France de skateboard. Chaque année ce sont quelques 150 participants et 2000 spectateurs qui participent à l'événement. Pendant 2 jours, les meilleurs skaters de France seront présents au Hangar.
Dès le vendredi soir, le Hangar sera investi par les skaters pour les 1ers échauffements. Le samedi, après les échauffements du matin, les choses sérieuses commencent avec les qualifications en street et en rampe. Seuls les meilleurs participeront aux finales qui auront lieu à partir de 13h30 le dimanche. Chaque année, le spectacle et le haut niveau sont au rendez-vous!
Les plus jeunes (moins de 16 ans) épatent par leur style et leur niveau, les 16-18 ans confirment leur maturité et les plus de 18 ans excellent par les figures qu"ils maitrisent maintenant. Quant aux filles, même si elles sont peu nombreuses (une dizaine en moyenne), elles nous réservent des belles surprises.
Programme :
13h - 19h : qualifications street
19h - 20h: qualifications rampe
13h30 - 17h30 : finales street et rampe
Inscriptions : sur place du vendredi 20 janvier 16h30 au samedi 21 janvier 13h
Moins de 16 ans / 16-18 ans / plus de 18 ans / filles: 20 € pour une discipline, 25€ pour les 2 disciplines
Tarif entrée public :
Renseignements : www.lehangar-skatepark.com 02.51.13.26.80 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Bonne année, bonne laïcité !
Médiapart du 03 Janvier 2012 - Par Jean Baubérot Edition : Les observateurs 2012 : une nouvelle édition pour scruter la campagne présidentielle. Qui s'ouvre avec cet article de Jean Baubérot, et les enjeux qui sous-tendent le débat sur la laïcité.
D’abord, ne pas hypertrophier un des principes de la laïcité au détriment des autres. La laïcité est la séparation du pouvoir (en premier lieu du pouvoir politique, mais pas seulement: aussi du pouvoir dans l’entreprise, en fait de toute forme de pouvoir) et de la religion. La religion peut avoir autorité sur vous, si vous y consentez. Mais l’adhésion s’effectue de façon libre et volontaire. Elle ne peut donc pas exercer un pouvoir, avec ce que cela suppose de pression et de domination. Elle ne peut s’imposer à la loi commune. Cela implique une exigence de neutralité de ce qui est de l’ordre du pouvoir et de la représentation commune, neutralité qui n’est pas celle de l’ignorant ou de l’hypocrite («cachez cette religion, que je ne saurais voir»), mais cette de l’arbitre qui veille au respect des règles, à ce que le jeu entre les diverses religions et convictions s’effectue loyalement. Mais la séparation et la neutralité ne constituent pas des fins en soi, ce sont des moyens pour atteindre certains objectifs essentiels d’une société démocratique: la liberté de conscience (qui inclut la «liberté religieuse» mais ne s’y limite pas), la non-discrimination en matière de religion et de conviction. Ces deux principes se trouvent garantis de façon précise par les textes internationaux, comme le rappelle d’ailleurs un commentateur de ma dernière Note.
Deuxièmement, la laïcité doit donc arriver à harmoniser ces quatre principes et à réaliser un équilibre entre eux. Cela n’a rien d’évident et il existe plusieurs manières de le faire: donc l’hégémonie donnée, en un temps et en un lieu à une forme de laïcité, constitue toujours un enjeu politique et social. Pour avoir ignoré cela, pour avoir cru qu’il ne pouvait légitimement exister qu’un seul et unique contenu de la laïcité (les leurs), certaines forces de gauche ont facilité, à leur insu, la dérive de la représentation dominante de la laïcité de la gauche vers la droite et même l’extrême droite. Ils ont refusé tout débat interne à la gauche, et se trouvent fort dépourvu, quand Marine le Pen est venue… invoquer la laïcité. Retrouver une conception de gauche de la laïcité, qui se distingue de celle de la droite dure et de l’extrême droite, suppose que, quand on pense à la laïcité, on pense global et non pas (seulement) islam. Ainsi, on peut débattre pour savoir si (et quand) la liberté de conscience implique une interprétation plutôt libérale ou une interprétation très stricte de la séparation et de la neutralité, l’essentiel est que l’on ait bien en tête les conséquences que cela doit avoir pour toutes les religions et les convictions, sans dispenser l’une ou l’autre d’entre elles de ces conséquences et avoir une laïcité (concrète) à plusieurs vitesses. Sinon, le principe de non-discrimination est mis à mal. Exemple: si l’on veut constitutionnaliser les deux premiers Articles de la loi de 1905 (et, personnellement, je trouve que c’est une bonne idée), il faut le faire pour tous les départements français (quitte à prévoir un processus pour ceux qui, comme l’Alsace-Moselle, ne sont pas actuellement régis par la loi de 1905. Et si on accommode en prévoyant un processus, il faut aussi avoir la même logique sur d’autres aspects). Sinon, tel M. Jourdain faisant de la prose, on fait de la discrimination sans le savoir.
Troisièmement, il faut analyser la situation actuelle de la laïcité dominante, de la façon la plus rigoureuse possible, pour la remettre sur les rails de la gauche. Mon analyse personnelle est qu’il existe aujourd’hui un profond déséquilibre entre une atrophie du principe de séparation et une hypertrophie du principe de neutralité. Et comme ce principe de neutralité n’est pas pensé globalement, mais essentiellement orienté contre l’islam, la droite apparait forcément plus laïque que la gauche. Tant que ce type de laïcité ne sera pas décrypté pour ce qu’il est, la gauche sera perdante face à la droite et à l’extrême droite. Elle aura beau courir après elles et proposer, de son côté, de durcir la neutralité, elle ne saura jamais faire aussi bien que les islamophobes patentés de la droite dure et du FN. On peut dire à la gauche ce que l’on a dit à la droite républicaine: si on les place dans cette perspective, si on attise leurs peurs, les gens préfèreront toujours «l’original à la copie». Il est tout à fait logique que, dans cette situation, le discours de la droite soit devenu offensif et hégémonique en matière de laïcité et que la gauche apparaisse plus molle et sur la défensive.
Actuellement (ce sera peut-être différent dans 25 ans, mais nous n’en sommes pas là), il faut repenser la laïcité en terme de séparation, plus qu’en terme de neutralité, pour arriver à rééquilibrer les choses. Et cela aura aussi l’avantage de ne plus faire dire parfois à la loi de 1905 le contraire de ce qu’elle a dit! Il ne s’agit pas de prôner une pseudo «laïcité ouverte», mais de dire que la séparation induit des libertés laïques possibles pour tous. La laïcité impose aux religions et aux convictions que leurs exigences soient socialement facultatives.
Consultez et signez pour un Big Bang des politiques jeunesse
A 5 mois des élections présidentielles, 38 organisations rendent publiques un texte pour une refonte des politiques d’éducation et d’insertion des jeunes. Ce texte intitulé « Pour un Big-Bang des politiques jeunesse ! » propose un droit pour tous les jeunes à construire leur parcours et à vivre dignement. Il a pour objectif de susciter le débat avec les différentes parties prenantes : associations, fédérations, mutuelles, mouvements de jeunesse, organisations de jeunesse et d’éducation populaire, structures d’insertion, d’hébergement ou de santé…Cette proposition s’articule autour de 5 axes complémentaires et indissociables :
Consultez le texte dont la Ligue de l'enseignement est signataire.
Les associations alertent les pouvoirs publics

Au sein du Conseil Economique Social Environnemental des Pays de la Loire, les représentants du monde associatif dans toute leur diversité tentent de faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend jamais. Nous rappelons inlassablement que notre pays ne serait pas ce qu’il est sans cette originalité qu’est le fait associatif.
Lire le communiqué du CPCA dans son intégralité
Mot du président lors de l'assemblée générale de Rouans

Lire le discours du président Alain Forest en intégralité
Lire l'intervention de Gilles Cavé
Plan Triennal pour les années 2012 – 2014
« La Ligue de l’Enseignement travaillera avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ses orientations afin de faire prévaloir la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers, individuels et collectifs, ce qui donne à la fraternité son sens profond.Elle appelle son réseau et ses partenaires, et au-delà, tous les citoyens et les habitants, ainsi que les différentes composantes de la société française… à trouver et mobiliser les ressources indispensables pour contribuer à « faire société » pour imaginer demain et redécouvrir ensemble le goût de l’avenir. » Lire la suite :
plan triennal 2012 - 2014Informations :
Le plan triennal 2012-2014 : objectifs et perspectives
Bilan du plan triennal 2009-2011 : panorama des actions portées sur les trois dernières années.
Le manifeste de la Ligue : adopté par toutes les associations et fédérations de la Ligue de l’Enseignement, au congrès de Toulouse, en juin 2010.
Pierre Tournemire : activités vacances au regard des principes et des valeurs laïques
Pierre Tournemire est secrétaire général adjoint et président du Comité national laïcité de la Ligue de l’enseignement. A l'occasion du rassemblement national "vacances loisirs éducatifs" du 15 novembre dernier, il réaffirme les valeurs portées par la laïcité au travers du prisme philosophique, juridique et politique. Extraits :
Consulter l'intégralité du texte de Pierre Tournemire.
Le service civique : un engagement non-respecté ? - communiqué du Crajep
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Vers une réduction du temps et des moyens alloués au service civique ?
Site internet : http://www.crajep-pdl.org/
Des outils au service des bénévoles associatifs
Le guide pratique des Pays-de-la-Loire Des formations pour les bénévoles associatifs
Présidentielles 2012 : consultation électronique jusqu'au 27 novembre sur 50 propositions de la Ligue

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2012 : la Ligue de l’enseignement fait campagne
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Pour 2012, la Ligue de l’enseignement appelle l’ensemble de son réseau, militants, associations locales et fédérations départementales à la mobilisation civique dans trois directions.
- en priorité : inciter tous les citoyens ayant atteint l’âge de 18 ans, ayant changé de domicile ou ayant acquis récemment la nationalité française à s’inscrire avant le 31 décembre sur les listes électorales pour pouvoir voter,
- faire connaître les positions et principes qu’elle a formulés dans son manifeste "Faire société" pour une société démocratique, laïque et solidaire,
- aller à la rencontre des candidats et partis républicains pour faire connaitre les principaux enjeux qu’elle perçoit et les propositions qui concernent notamment ses domaines d’intervention. La Ligue travaille depuis plusieurs mois à la formulation de ses positions. A partir du 8 novembre, elle consultera ses militants, fédérations et associations afin de les rendre publiques début janvier 2012.
Les signataires de l’Appel de Bobigny interpellent les candidats à la présidentielle
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Ces propositions, présentées il y a un an, ont depuis été enrichies de 6 textes complémentaires concernant notamment l’éducation des 0-6 ans et l’autonomie des établissements scolaires. Marges de manoeuvre locales - Sur ce dernier point, Yves Fournel, président du réseau français des villes éducatrices, a rappelé l’incohérence de l’Etat qui « d’un côté veut transférer aux collectivités locales le coût de l’éducation, et de l’autre recentralise les décisions pour tout contrôler. Nous voulons que les acteurs aient une légitimité à travailler ensemble, dans la durée. Pour cela, il nous faut des marges de manœuvre locales », a-t-il martelé.
Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp (Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles) a rappelé qu’autonomie ne signifiait pas dérégulation : « Ce que nous voulons c’est de l’autonomie pédagogique. Notre système éducatif bute sur 15 % à 20 % d’enfants en échec scolaire. Il faut changer les choses ! Il faut permettre des regards croisés pour que les enseignants puissent faire leur métier de façon plus sereine. L’autonomie, c’est justement ce qui fait le sel du métier ! » Autonomie bien conçue et comprise - Luc Bentz, secrétaire national de l’UNSA Education a pointé du doigt les dotations horaires des établissements, insuffisantes pour développer une logique d’échange et de partenariats avec les acteurs locaux : « Une autonomie bien conçue et bien comprise peut faire changer les pratiques », a-t-il affirmé.
Yves Fournel a par ailleurs insisté sur le fait qu’il n’y avait pas d’avenir à opposer les 0-3 aux 3-6 ans : « Au contraire, a-t-il affirmé, travaillons à davantage d’articulation, élaborons des éléments de formation en commun. Il faut placer l’enfant au centre, et non l’organisation administrative. »
60 maires signataires - Le collectif de l’Appel de Bobigny a consacré l’année écoulée à diffuser ces textes. Tous les partis politiques ont été approchés. Seuls ceux du centre et de droite n’ont pas encore réagi et tous les maires signataires de l’Appel, une soixantaine à ce jour, sont de gauche, a précisé Yves Fournel.
Un premier point sur l’accueil de cet appel par les candidats à la présidentielle sera fait le 24 novembre lors du Salon de l’éducation. « Les hommes politiques sont impressionnés que tous ces acteurs, hier cloisonnés, aient pu ainsi se rassembler autour de propositions concrètes. L’Appel de Bobigny offre un consensus suffisant pour engager rapidement une politique alternative à ce que nous vivons actuellement. C’est un véritable cadeau que nous faisons au candidat qui voudra bien s’en emparer ! » a conclu Yves Fournel.
Consultez les textes de l'appel de bobigny
Associations et Ministère de l’éducation nationale : silence, on coupe !
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Pour les 20 associations constitutives du CAPE c’est au minimum, 14,25 % de baisse pour celles qui sont sous convention pluriannuelle d’objectifs et jusqu’à 50% voire plus pour certaines : aucune n’échappe au couperet. Cette politique est malheureusement continue depuis plusieurs années et pour la plupart des associations, l’aide de l’Etat a été amputée de moitié, voire plus encore, en 10 ans !
C’est le double discours bien connu maintenant : on flatte les associations pour leur contribution essentielle à la cohésion sociale, à l’innovation, à l’éducation globale de la jeunesse… et année après année on les étrangle ou on les contraint à la sous-traitance de la seule commande publique. Pourtant nos associations sont des partenaires loyaux, évalués régulièrement, responsables et indépendants. Alors, ne serait-ce pas cette indépendance qu’on leur fait payer ?
Qu’est ce qui motive une telle politique ? Quel est l’intérêt des dirigeants d’un pays d’affaiblir celles et ceux qui agissent depuis de longues années pour l’éducation de 6 millions d’enfants et de jeunes, qui forment près de 100 000 de leurs éducateurs ou enseignants alors même que leur ministère a négligé leur propre formation professionnelle, qui emploient 20 000 salariés en équivalent temps/plein et mobilisent 200 000 bénévoles dans des activités destinées en priorité aux milieux les plus modestes et aux élèves en difficultés scolaires ?
Quel est le but inavoué d’un choix qui rendra la tâche des enseignants et personnels des établissements scolaires encore plus redoutable à l’heure où le système scolaire est à la peine, où l’Ecole de notre pays se singularise parmi les pays de l’OCDE par des difficultés grandissantes à faire réussir tous les élèves ? Pourquoi prendre le risque de priver l’Ecole, ses équipes, les parents, les enfants et les jeunes, les collectivités locales, les associations de proximité du précieux concours complémentaire et de l’accompagnement de nos mouvements ?
La crise et le déficit budgétaire sont invoqués. Un gouvernement peut toujours dire que l’éducation coûte cher. Il peut même essayer l’ignorance. Cet argument ne tient pas sauf à en assumer les conséquences, sauf à faire le choix de sacrifier l’avenir au profit de bien maigres économies qui feront de bien grands dégâts.
A l’heure où se prépare le budget 2012, nous interpellons solennellement le Ministre de l’éducation nationale, la représentation parlementaire et les collectivités sur les effets ravageurs d’une telle politique pour quelques centaines de milliers d’euros d’économie. D’autant que les premiers éléments connus de ce budget à venir, malgré les déclarations rassurantes du ministre de l’éducation nationale, laissent entrevoir d’autres coupes l’année prochaine.
Alors que depuis plusieurs années, les pays européens sont engagés dans un processus d’élévation générale des niveaux d’éducation justifié notamment par l’économie de la connaissance dans laquelle le monde entier est engagé, alors que jamais sans doute nos sociétés n’ont eu tant besoin que leurs enfants apprennent ensemble à vivre ensemble, les dépenses d’éducation sont des investissements du futur.
Un pays qui assume vraiment ses responsabilités à l‘égard des générations futures fait le choix d’investir dans l’éducation et la formation de toute sa population, l’éducation initiale, scolaire et non formelle, notamment pour préparer chacun à apprendre toute sa vie. Ce n’est pas manifestement le choix de ce gouvernement et nous le dénonçons.
Le CAPE, collectif des Associations éducatives et pédagogiques laïques Partenaires de l’Ecole publique, regroupe 20 associations éducatives complémentaires de l’Ecole et mouvements pédagogiques :
AFEV, AFL, Ceméa, CRAP-Cahiers pédagogiques, Eclaireuses éclaireurs de France, Education & Devenir, Fédération Française des Clubs UNESCO, FESPI, Fédération Générale des PEP, Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des CMR, FOEVEN-fédération des AROEVEN, Fédération nationale des Francas, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de l’enseignement, Mouvement Français pour le Planning Familial, Mouvement français des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs (Foresco), OCCE, Peuple et Culture
Face aux crises, nous proposons un Pacte pour les droits et la citoyenneté
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Le pays des Bisounours ? Non, simplement une société ayant choisi de rompre avec la fragmentation sociale et les inégalités, la mise en concurrence de tous avec tous, la xénophobie d'Etat, le mépris de l'intérêt général… Toutes choses qui, si nous laissions faire, seraient appelées à s'amplifier, avec leurs corollaires obligés que sont la surveillance et le sécuritaire.
Alors que la planète menace d'exploser pour cause de toxicité financière, notre gouvernement n'affiche que deux priorités : remporter les prochaines élections, pousser le plus loin possible sa politique d'austérité. Epineuse équation ! D'où la désignation de boucs émissaires, d'où la promesse de toujours plus de places de prisons, d'où la concentration des pouvoirs et la leçon de morale aux démunis, d'autant moins bienvenue que l'actualité ne bruit que "d'affaires" aux relents de corruption.
Dans ce contexte délétère, et alors que sont devant nous d'importants rendez-vous électoraux, l'ampleur même des crises en cours impose de réhabiliter les fondements mêmes de la République, de refonder l'égalité des citoyens entre eux, de faire vivre la liberté, la fraternité.
C'est pourquoi nous proposons un Pacte pour les droits et la citoyenneté. Il est temps de penser autrement, de faire autrement, d'ouvrir des perspectives nouvelles. Contre les règles d'or de la finance souveraine, nous choisissons l'espoir ; face aux défis posés par les crises financières, économiques, sociales et écologiques, nous misons sur la démocratie.
Le Pacte pour les droits et la citoyenneté résulte de ce choix. Signé par cinquante organisations syndicales et associatives, il porte ces valeurs et les illustre par nombre de propositions concrètes, que nous inscrivons au débat public. Elles concernent la démocratie, la protection de la vie privée et des données personnelles, les droits et libertés face à la justice, à la police et au système pénitentiaire ; la lutte contre la xénophobie, le racisme, le sexisme et les discriminations, toutes tendent à rendre effectives l'égalité sociale et les solidarités.
Certaines de ces propositions sont immédiatement applicables, comme par exemple l'interdiction du cumul des mandats, ou l'obligation faite aux policiers de délivrer un récépissé à chaque contrôle d'identité. D'autres sont à plus long terme. Toutes nécessitent un engagement clair et fort, car leur mise en œuvre supposera ténacité et détermination. C'est pourquoi nous entendons interpeller les responsables politiques et les candidats et que nous nous inscrivons dans le débat électoral. Il y va de notre vivre ensemble. Demain se discute aujourd'hui.
Pacte pour les droits et la citoyenneté : www.pactecitoyen.org
Organisations rassemblées au niveau national autour du Pacte pour les droits et la citoyenneté :
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Henri Pena Ruiz à Couëron pour parler laïcité
Communiqué de l'Amicale Laïque de Couëron Centre :
La norme de service restauration scolaire s’étend aux collèges et aux lycées.
Par Michel Lejeune - responsable du service politiques éducative - Fal 44
La nouvelle version de la norme AFNOR est parue fin septembre 2011. Elle a été revisitée pour le premier degré et étendue au second degré couvrant ainsi toute la scolarité primaire et secondaire. Le cœur de la norme ne change pas.
La norme, à la rédaction de laquelle la Ligue de l’enseignement a fortement participé, détermine un niveau d’exigences et de recommandations pour la restauration scolaire des écoles, collèges et lycées qui traite des thèmes en huit chapitres : projet de service -aménagement des locaux - accueil des convives - alimentation et éducation alimentaire - personnel des restaurants scolaires ayant une fonction éducative - organisation de la vie collective - transparence des échanges et de l’information - garanties de service public. A ces chapitres s’ajoutent des annexes pour donner quelques illustrations pertinentes. Elle fixe ainsi un certain niveau de qualité des prestations reconnu par tous les partenaires concernés.
La norme est bien entendu d’application volontaire. Libre aux acteurs concernés, en fonction de leurs priorités et de leur situation actuelle, de se référer à ce document pour mettre en place une stratégie d’amélioration sur les domaines retenus. La finalité de ce texte vise à améliorer les pratiques et ainsi à améliorer la qualité globale du service rendu aux convives et à leurs familles. Quelle belle occasion de travailler sur cette pause méridienne en période de débats sur les rythmes et sur l’aménagement de la journée scolaire !
La laïcité dans les restaurants scolaires, entre demande sociale et réglementation
Par Michel Lejeune - responsable du service politiques éducative - Fal 44
Le ministère de l'Intérieur a diffusé durant l’été une circulaire intitulée « Rappel des règles afférentes au principe de laïcité – demandes de régimes alimentaires particuliers dans les services de restauration collective du service public ».
Elle rappelle tout d’abord le cadre constitutionnel, à savoir que « La laïcité n’est ni le reniement ni le cantonnement des religions. Elle est la condition du respect des choix personnels dans une société ouverte où histoire et patrimoine ont été souvent forgés par les grandes traditions spirituelles ou religieuses. » Elle aborde également le régime juridique applicable en matière de restauration collective du service public : "La laïcité de l'Etat implique une neutralité des services publics à l'égard de toutes les croyances ou pratiques religieuses."
Elle précise ensuite qu’en « l’absence de réglementation nationale précise, il appartient à chaque organe délibérant compétent (conseil municipal pour l’enseignement primaire, conseil général pour les collèges et conseil régional pour les lycées) de poser des règles en la matière ». Si les collectivités locales disposent d'une grande liberté dans l'établissement des repas, « le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation pour les collectivités ». Dans la pratique, constate le ministère de l'Intérieur, « la plupart des cantines proposent depuis longtemps des substituts au porc, et servent du poisson le vendredi, permettant ainsi le respect des prescriptions ou recommandations des trois principaux cultes présents en France". Nous serions donc dans un cadre clair et pacifié.
Le cadre n’est cependant que partiellement développé. Il n’y a en effet pas de rappel de l’article 2 de la loi de 1905 qui précise que « La République ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. ». Il n’est pas précisé dans cette circulaire l’impossibilité de choisir de servir des repas hallal ou casher parallèlement à la restauration traditionnelle parce que cela supposerait de faire appel à une filière spécifique, impliquant de fait la rétribution d’imams ou de rabbins.
Par contre en ce qui concerne la possible fourniture de panier-repas aux enfants par leurs parents, il est précisé que « en tout état de cause, les croyances religieuses des élèves et de leurs familles ne sauraient, en elles-mêmes, être invoquées pour justifier la fourniture d'un panier-repas ».
Une autre précision de cette circulaire semble surprenante. Il est en effet précisé la possibilité de « pratiquer des prix différents en fonction de la prestation servie (repas bio, repas spécifiques pour les régimes particuliers, etc…), régimes conformes aux exigences des différents cultes compris ». Cela voudrait-il dire que l’on pourrait facturer des repas « sans porc » ou des repas « sans viande », comme le pratiquent certaines collectivités, plus chers que des repas traditionnels ! Cela serait contraire à un certain principe d’égalité.
Ce texte n’évoque pas la difficulté que certaines collectivités fac aux enfants qui ne mangent pas parce que les plats proposés ne répondent pas à certaines exigences religieuses. On ne peut plus ignorer ces enfants et il est certainement nécessaire de trouver une réponse technique locale qui permette un équilibre entre exigences légales et réalité sociale. C’est aussi une approche laïque.
Deux textes pour préciser la composition des repas en restauration scolaire
Par Michel Lejeune - responsable du service politiques éducative - Fal 44
Un décret et un arrêté, relatifs à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration collective, sont parus au Journal officiel du 2 octobre. Ces textes, immédiatement applicables pour les services de plus de 80 repas par jour en moyenne sur l’année, ne rentreront en vigueur qu’en septembre 2012 pour les autres.
Il s’agit bien de garantir un équilibre nutritionnel des repas servis par les services de restauration scolaire. Pour atteindre cet objectif, le décret précise l’obligation de servir « quatre ou cinq plats à chaque déjeuner ou dîner, dont nécessairement un plat principal comprenant une garniture, et un produit laitier » avec «le respect d’exigences minimales de variété des plats servis, la mise à disposition de portions de taille adaptée, la définition de règles adaptées pour le service de l’eau, du pain, du sel et des sauces ».
Afin de justifier que leur service est de qualité « Les gestionnaires des restaurants scolaires tiennent à jour un registre dans lequel sont conservés, sur les trois derniers mois, les documents attestant de la composition des repas, notamment les menus…». Et d’autre part « ils sont tenus d’identifier distinctement, sur les menus, les produits de saison entrant dans la composition des repas ». C’est certes une nouvelle contrainte pour les collectivités, mais n’oublions pas que la restauration scolaire est une véritable occasion pour une éducation à l’alimentation et que pour cela il est indispensable de présenter une succession de repas équilibrés.
L’objectif est de proposer une variété des repas qui « est appréciée sur la base de la fréquence de présentation des plats servis au cours de 20 repas successifs ». Mais pour aboutir à une alimentation équilibrée cet arrêté fixe les fréquences selon des règles fixées en annexe. Ces règles garantissent les apports en fibres et vitamines ainsi qu’en calcium et fer, mais surtout limitent les aliments trop gras ou trop sucrés, facteurs de déséquilibre alimentaire.
Un point mérite l’attention. Dire qu’il faut « au moins 4 repas avec, en plat protidique, des viandes non hachées de bœuf, veau, agneau ou des abats de boucherie », ne doit cependant pas interdire aux collectivités servant des « menus sans viande » de poursuivre cette offre alternative en plus de l’offre traditionnelle. En effet les collectivités qui ont fait ce choix l’ont toujours fait dans un but social afin que les enfants mangent effectivement un plat principal. Il est indispensable de permettre aux familles de choisir ce type de menus si elles le souhaitent.
La FAL44 dénonce la déterioration de tous les services publics
La FAL44 invite toutes celles et ceux qui lui sont proches, à soutenir et participer à la manifestation organisée par l’intersyndicale le 11 octobre prochain et fait sien l’appel qui en résulte.Communiqué- La Fédération des Amicales Laïques de Loire Atlantique dénonce, en cette rentrée scolaire 2011, l’ensemble de toutes les mesures qui n’ont pour seul objectif que de casser systématiquement le service public d’éducation.
Elle dénonce une politique qui sous couvert de la crise financière mondiale vise à camoufler les conséquences des choix délibérés des gouvernements qui se sont succédés sous le présidence Sarkozy : dégradation de vie des français et en particulier des plus démunis, détérioration de tous les services publics, qu’ils relèvent de l’enseignement, de la santé, des transports, de l’énergie….
Elle dénonce toutes les actions et manœuvres qui visent à creuser les inégalités et les exclusions sociales.Elle appuie et appuiera toutes les initiatives qui, en adéquation avec son projet fédéral, œuvreront pour développer un projet de société démocratique et laïque, au service des femmes et des hommes et non pas au seul service de la finance.
Fédération des Amicales Laïques 44
9 rue des Olivettes - BP 74107 - 44041 NANTES cedex 1
tél : 02.51.86.33. 12 - fax : 02.51.86.33.29
courriel: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - site internet : www.fal44.org
Association reconnue d’utilité publique par le décret n° 2822 du 18 mars 19533 questions à Marc Bodineau, administrateur à la Fal
De quelle manière, la FAL 44 défend-elle l’école publique?
La Fédération des Amicales laïques anime un réseau d’associations impliquées, pour la plupart, dans la vie scolaire. Elle est également présente au sein d’instances stratégiques telles que le, CDAL,(Comité Départemental d’Actions Laïques) et à travers des positions, des communiqués sur internet. En dix ans, nous avons contribué à l’ouverture de onze écoles publiques sur le département. A ce jour, nous accompagnons les habitants de Jans, Marsac sur Don, La Marne et Saint Même le Tenu pour l’ouverture d’une école publique au sein de leur commune à la rentrée 2012.
La FAL, élément départementale de la Ligue de l’Enseignement, dénonce la casse systématique de l’enseignement public, telle qu’elle est orchestrée par le gouvernement actuelle. A ce titre, nous militons pour un projet de société qui mette en avant l’intérêt de l’humain et sa nécessaire formation et éducation pour qu’il vive pleinement sa citoyenneté au sein de la République.
En tant que mouvement d’éducation populaire complémentaire de l’école publique, nous développons des actions avec d’autres associations pour amplifier certains mouvements de revendications. Nous accompagnons les établissements du secondaire autour de leurs projets. Ainsi, nous assurons des formations des délégués élèves. L’idée n’est pas d’intervenir sur les contenus pédagogiques de l’école mais de créer des outils au service des équipes enseignantes."
La rentrée 2012 débute, quels sont les grands projets soutenus par la FAL44 ?
Cette année il y a une orientation de la FAL qui se situe politiquement autour l’engagement citoyen. Concrètement, il y aura un grand rendez-vous, le 15 octobre prochain, orienté en direction de nos responsables de réseau affiliés. Cette journée sera suivie début 2012, par un autre événement qui mettra en avant les enjeux modernes du concept de laïcité dans nos sociétés modernes. Nous n’oublions pas, non plus, le travail engagé avec nos partenaires, depuis déjà plusieurs années, concernant les semaines de luttes contre les discriminations, au mois de mars. Tout cela, c’est aussi une manière d’accompagner, d’amplifier et de stimuler le mouvement citoyen au regard des grandes échéances présidentielles.
Quels sont les positions de la fédération sur les politiques menées en faveur de l’éducation ?
Nous sommes profondément pour le développement du service public d’éducation et forcément contre son démantèlement tel qu’il est organisé par le gouvernement. Nous faisons partie des mouvements qui dénoncent les pertes de postes, 66 000 en 5 ans, la formation au rabais des enseignants stagiaires, les réformes Darcos, la manne proposée aux établissements privés afin de pallier les soi-disant manquement de l’école de la République… Nous organisons et participons régulièrement à des débats et actions autour des rythmes scolaires, sujet pour lequel nous avons atteint une expertise reconnue avec d’autres partenaires. Forcément notre démarche est souvent revendicative. Mais elle se traduit également par des actions réalisées en partenariat avec diverses instances telles que le rectorat ou l’Inspection Académique. Nous sommes très vigilants au niveau de la « mise à sac » des services publics et des différentes réformes qui ont été programmées au niveau scolaire, du primaire au lycée, en passant par le collège. Il est de notre responsabilité de dénoncer cela auprès des instances et de participer à la réflexion et l’action afin de développer un autre projet de société. C’est avec cet engagement que la FAL, à partir de son projet fédéral, définira lors des journées d’études de septembre, son plan triennal 2011-2012.![]()
« La loi républicaine doit être appliquée partout »
19 communes sans école publique en Loire-Atlantique, c'est beaucoup (1) ? Comment se place le département dans le dualisme privé-public ?
Disons que ce chiffre diminue d'année en année. Nous militons pour un enseignement accessible à tous et pour que la loi républicaine soit appliquée partout. Une école publique doit exister quand il y a suffisamment d'effectifs potentiels. Depuis dix ans environ, on ouvre une à deux écoles publiques par an dans le département. La Loire-Atlantique, un peu comme la Vendée, a connu un fort dualisme scolaire. Il y a encore 15 ans, il y avait plus d'écoles privées que d'écoles publiques. Aujourd'hui, le ratio est de 60 écoles publiques pour 40 privées. Il reste néanmoins toujours des communes réticentes, qui voient d'un mauvais oeil la création d'une école publique, comme à Marsac-sur-Don ou Jans, où nous comptons créer des écoles laïques à la rentrée 2012. Pourtant, cela répond à des besoins. Quand on crée une école publique, on ouvre en général deux classes, pour 40 enfants. Dans les cinq ans qui suivent, on passe à 4, voire 6 classes.
Quels sont les freins que vous rencontrez justement dans les communes ?
Les raisons financières n'ont jamais été un véritable frein. Souvent, le frein majeur est plutôt le manque de volonté du conseil municipal. Culturellement, certaines communes se disent qu'une école, ça suffit. Il y a 15-20 ans, à Frossay, le maire avait refusé l'ouverture d'une classe dans son école publique ! Alors qu'un enseignant avait été nommé. Nous avions dû intervenir avec le sous-préfet pour transformer une salle du conseil municipal en salle de classe.
Comment la Fal44 accompagne l'ouverture d'école publique ?
Nous travaillons en relation avec les communes, l'Inspection, la préfecture, le conseil général et la Sadel (coopérative de fournitures scolaires). Il existe un fonds d'aide au développement des écoles publiques en milieu rural. En moyenne, une enveloppe de 1 000 € pour s'équiper en manuels, documentation et fournitures. D'autres communes partenaires peuvent aussi prêter du matériel. Nous faisons en sorte que l'élément financier ne soit jamais un frein pour les communes. Quand il y aura une volonté et un potentiel d'élèves suffisant à La Marne et à Saint-Même, nous seront prêts à les accompagner. L'Inspection de l'Académie nous suit dès qu'une association de parents se crée dans la commune.
(1) En France, un peu moins de 500 communes sont privées d'école publique (sur 36 000, soit 1 % environ). En Loire-Atlantique, il y a 221 communes en tout, soit un pourcentage de 8,6 % de communes sans école laïque.
Signez l'appel européen contre la dictature financière
APPEL EUROPÉEN CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE
Une crise sans précédent aggrave les inégalités sociales et la pauvreté et entraîne l’Europe vers une catastrophe imminente. Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, affirmons que cette crise n’est pas fatale comme on voudrait nous le faire croire : des solutions existent et elles doivent aujourd’hui être imposées par les peuples. Devant l’irresponsabilité de nombreux gouvernements qui font payer aux citoyens la folie des vrais responsables de la crise de la dette, à savoir les Marchés financiers, nous appelons à refuser la dictature de la spéculation financière et ses terribles conséquences sur nos vies.
Les politiques actuelles conduisent à une impasse économique
Prétextant la crise de la dette, les gouvernements imposent partout des plans de réduction des dépenses publiques qui détruisent des institutions vitales pour le bien commun : École, Hôpital, Justice, Recherche, Sécurité sociale... Après la crise de 2008, nos dirigeants nationaux et européens s’étaient fermement engagés à limiter les effets dévastateurs de la spéculation financière : ces engagements n’ont pas été tenus ! Pire : la spéculation la plus débridée se déchaîne impunément et mine toute chance de relance économique et de réduction du chômage.
Nous refusons que la finance soit une arme qui broie les peuples au profit des plus riches
Les organismes financiers doivent être au service de la vie sociale et de l’économie, et non l’inverse. Aussi, nous affirmons qu’il faut aujourd’hui changer de politique et de modèle économique. Nous appelons les citoyennes et citoyens des pays européens à user de tous les moyens démocratiques et pacifiques dont ils disposent pour imposer les cinq premières mesures suivantes à leurs gouvernements et aux institutions européennes :
Nous nous déclarons solidaires de tous les Indignés et nous appelons à soutenir, développer et fédérer au niveau européen tous les mouvements de protestation. À cette fin, nous appelons à occuper chaque dimanche, massivement et pacifiquement, les places publiques des grandes villes. Ces rassemblements hebdomadaires se répéteront aussi longtemps que la volonté des peuples n’aura pas été entendue et respectée. Ils ont vocation à se transformer en véritables forums citoyens pour la reconquête de la souveraineté des peuples. Reprenons en main nos destins pour lutter de façon unie et solidaire contre la dictature financière !
Signer l'appel sur le site de Médiapart
Contre le racisme et les discriminations - édition 2012
En mars, la lutte contre le racisme et toutes les formes de discriminations s’affiche sur Nantes et en Loire-Atlantique. Le collectif des semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discriminations, coordonné par la Ligue de l’Enseignement 44, se mobilise à Nantes et le département. Au vu des enjeux de 2012 et des années à venir, nous agissons pour construire une société plus juste et égalitaire. L’éducation et le débat restent les meilleurs remparts contre le racisme et les discriminations. Ces moments forts favorisent le vivre ensemble et l’enrichissement par les différences.
Retrouvez le programme des semaines en cliquant ici.



