La Fal 44 - Fédération des amicales laïques - les actualités

Débats : retenez la date du 3 mars prochain !

manifRetenez votre samedi 3 mars au matin ! Les 14 et 15 octobre derniers, la fédération des amicales laïques de Loire Atlantique a engagé le débat autour de « l’esprit de résistance ». Lors de ces journées, André Jourde, Président honoraire de la Ligue de l’Enseignement, nous précisait que les militants de cette fédération avaient le devoir de s’indigner du non respect actuel de la dignité humaine et de sa reconnaissance .

Cet engagement de l’éducation populaire doit se concrétiser en multipliant les lieux et temps dans lesquels les hommes et femmes se retrouvent pour échapper au cloisonnement du quotidien et échanger ensemble. Cette nécessité rend l’action collective incontournable. Et comme le rappelait Walter Bassan ancien résistant et déporté, « le collectif prend naissance par une multitude de projets et engagements personnels », donc l’avenir de l’humanité passe par cette multiplicité d’engagements personnels.

De ce constat, le conseil d’administration de la FAL a souhaité prolonger son action en cette année d’élections législatives. Il vous invite à le rejoindre le samedi 3 mars afin de débattre autour de quatre thématiques :

puce_bleu « la jeunesse dans notre société »
puce_bleu « l’éducation dans notre société »
puce_bleu « la Vie associative dans notre société »
puce_bleu « l’engagement citoyen dans notre société »

Des représentants de la société civile participeront aux débats afin d’alimenter la réflexion et la confrontation d’idées.Les débats seront suivi par l’élaboration d’un questionnaire qui sera remis aux partis politiques afin qu’ils fassent connaître leurs engagements relatifs aux thématiques, lors des élections législatives.

« La Ligue de l’Enseignement est engagée pour l’éducation au suffrage universel, non pour faire des élections, mais des électeurs, non des candidats mais des citoyens ». Jean Macé

Lieu : Gournerie

Horaires :

- 9h accueil
- 9h15 Introduction de la journée
- 9h30 travaux en 4 ateliers débats : « la jeunesse dans notre société » « l’éducation dans notre société » « la Vie associative dans notre société » et « l’engagement citoyen dans notre société »
- 11h pause
- 11h30 Synthèse des quatre ateliers et rédaction des questionnaires destinés aux partis politiques qui présentent des candidats aux élections législatives.
- 12h45 conclusion de la matinée 13h repas Organisation des ateliers débats : Un ou deux invités contradicteurs seront invités dans chaque atelier.
 

Contre les discriminations : les affiches sélectionnées !

affichez-vousAffichez- vous ! a permis à plus de 250 enfants et jeunes de s’exprimer contre le racisme et les discriminations en créant des affiches ! Lundi 20 janvier 2012, le vote des citoyen-nes s’est clôturé. Il a permis de sélectionner les quinze affiches gagnantes qui constitueront une exposition pour sensibiliser petit-es et grand-es aux luttes contre les discriminations. La Ligue de l’enseignement de Loire Atlantique (FAL 44) et ses partenaires félicitent l’ensemble des participant-es pour leur investissement.

Les affiches selectionnées sont celles de : l’Espace éducatif Croix Jeannette de Bouguenais, l’école Les Cap Horniers de Pirirac sur Mer, l’ALSH de Jean Jaurès de Rezé, le centre Accoord Félix Thomas de Nantes, l’accueil périscolaire Jules Simon de Saint Nazaire, le foyer des jeunes d’Arthon en Retz, l’ALPAC de Nantes, L’école Les Milles Mots de Trans Sur Erdre, l’ALAC de Carquefou, l’amicale Laïque des Petits Gauguins, l’école Jules Vernes de Oudon, l’ALSH des Petits Landais de Notre Dame des Landes.

Les enfants et jeunes ayant participé se retrouveront le mercredi 21 mars autour du spectacle Gloups joué par la compagnie des Petits Ruisseaux, dans le cadre de la journée internationale contre l’élimination des discriminations raciales. L’exposition sera disponible au centre de ressources à la vie associative de la FAL 44.

Réservation sur demande : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou 02 51 86 13 91.
   

Ciné débat : L’EXERCICE DE L’ETAT

exercice_pouvoir2Evénement : l'Amicale Laïque de Pont-Château organise dans le cadre de Cinétik un ciné débat autour du film « L’exercice de l’Etat», de Pierre Schoeller avec Olivier Gourmet et Michel Blanc.

Le choix de diffuser ce film à quelques semaines des élections présidentielles n’est pas innocent. Ce film nous interroge en effet sur le monde du pouvoir. Il aborde des sujets compliqués mais essentiels : l’hyper communication qui prend le pas sur la réflexion, le rôle des cabinets, la capacité ou l’incapacité de l’Etat à peser sur une société de plus en plus complexe. En 2012, de quel pouvoir réel les hommes politiques disposent-ils encore ? Pour le débat nous avons fait le choix d’un homme politique qui n’exerce plus le pouvoir pour bénéficier d’une mise à distance et sortir du langage convenu. Nul doute que l’éclairage de Jacques Floch sera passionnant.

« L’exercice de l’Etat » nous plonge dans le quotidien d’un ministre des transports, Bertrand Saint Jean, écartelé entre ses convictions et la fidélité à son camp politique. Face à son collègue des finances qui veut privatiser les gares, renoncera t’il à ses idées et ses valeurs pour conserver sa part de pouvoir ? Jusqu’où tiendra t’il ? Ce film raconte l’odyssée d’un homme politique dans un monde toujours plus complexe et hostile. Une inauguration d’autoroute, une émission de radio, un car d’adolescent dans le ravin, tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. Le monde politique est aussi exigeant qu’impitoyable : hyper communication, vitesse, lutte de pouvoir, coups fourrés, ... A quels sacrifice les hommes sont ils prêts ? L’Etat dévore ceux qui le servent ..... »

Pratique : Mercredi 8 février à 20h30 Avec l’Amicale Laïque de Pont-Château

   

2012 : la ligue fait sa campagne

campagneligueguillemets2 Cette année, nous, citoyens français, choisirons l’orientation politique de notre pays pour les cinq ans à venir. (...) Un ou une présidente de la République portera à la tête de la Nation les choix sur ces questions, les députés les discuteront et les inscriront dans les lois et le gouvernement les mettra en application.guillemets

En ce début d’année 2012, la Ligue de l’enseignement précise ses propositions dans les domaines qui lui sont les plus proches. 50 propositions élaborées pour répondre aux principes sur lesquels doit se fonder une confiance retrouvée : 

puce_bleu‹ Une société plus juste et plus solidaire ‹
puce_bleu Une société laïque et plus fraternelle ‹
puce_bleu Une société d’hommes et de femmes libres et responsable

Elle a proposé quatre grands chantier prioritaires pour y parvenir :  

puce_bleu Recomposer l’action publique
puce_bleu ‹Renouveler les pratiques démocratiques ‹
puce_bleu Repenser les solidarités dans la société des individus
‹puce_bleu Développer une politique de la reconnaissance

Découvrez les 50 propositions pour « faire société » ...


   

Le Championnat de France de skateboard revient les 21 et 22 janvier

france_skate_12Les 21 et 22 janvier 2012 le Championnat de France de skateboard revient au skatepark Le Hangar à Nantes. Azymute Skateclub et le skatepark Le Hangar organisent depuis 10 ans la 1ère étape des championnats de France de skateboard.

Chaque année ce sont quelques 150 participants et 2000 spectateurs qui participent à l'événement. Pendant 2 jours, les meilleurs skaters de France seront présents au Hangar.

Dès le vendredi soir, le Hangar sera investi par les skaters pour les 1ers échauffements. Le samedi, après les échauffements du matin, les choses sérieuses commencent avec les qualifications en street et en rampe. Seuls les meilleurs participeront aux finales qui auront lieu à partir de 13h30 le dimanche. Chaque année, le spectacle et le haut niveau sont au rendez-vous!

Les plus jeunes (moins de 16 ans) épatent par leur style et leur niveau, les 16-18 ans confirment leur maturité et les plus de 18 ans excellent par les figures qu"ils maitrisent maintenant. Quant aux filles, même si elles sont peu nombreuses (une dizaine en moyenne), elles nous réservent des belles surprises.

Programme :

puce_read_more Samedi 21 janvier:
13h - 19h : qualifications street
19h - 20h: qualifications rampe

puce_read_more Dimanche 22 janvier:
13h30 - 17h30 : finales street et rampe

Inscriptions : sur place du vendredi 20 janvier 16h30 au samedi 21 janvier 13h
Moins de 16 ans / 16-18 ans / plus de 18 ans / filles: 20 € pour une discipline, 25€ pour les 2 disciplines

Tarif entrée public :

puce_read_more La journée: 4 €. Billets en vente sur place ou en pré-vente au skatepark Le Hangar
puce_read_more Le week-end: 7 €. Billets en vente exclusivement dans le réseau France Billet: Fnac, Carrefour, Géant, Système U, Intermarché, www.fnac.com, www.carrefour.fr,www.francebillet.com, 0892 68 36 22 (0,34€ ttc/min)

Renseignements : www.lehangar-skatepark.com 02.51.13.26.80 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
   

Bonne année, bonne laïcité !

Médiapart du 03 Janvier 2012  - Par Jean Baubérot Edition : Les observateurs 2012  : une nouvelle édition pour scruter la campagne présidentielle. Qui s'ouvre avec cet article de Jean Baubérot, et les enjeux qui sous-tendent le débat sur la laïcité.

jean_baubrotguillemets2 2012 va être l’année du quitte ou double, celle où nous mettons fin au règne de Nicolas Sarkozy, ou celle où nous en reprenons pour cinq ans... avec toutes les conséquences que cela implique, notamment au niveau des libertés publiques. La laïcité va constituer un des éléments clefs de la campagne électorale. Jean-François Copé la cite régulièrement comme un des aspects phare du prochain programme de l’UMP. On peut compter sur la «droite populaire» pour le diffuser très à-droite-tement! Marine Le Pen ne devrait pas être en reste. Dans un ouvrage à paraître le jour même où l’UMP doit présenter le dit programme (le 26 janvier), je démonte en détail les mécanismes de cette Laïcité falsifiée (éd. La Découverte). Mais sans attendre, voici trois règles nécessaires pour ne pas perdre la bataille de la laïcité, face à la droite dure et à l’extrême droite.

D’abord, ne pas hypertrophier un des principes de la laïcité au détriment des autres. La laïcité est la séparation du pouvoir (en premier lieu du pouvoir politique, mais pas seulement: aussi du pouvoir dans l’entreprise, en fait de toute forme de pouvoir) et de la religion. La religion peut avoir autorité sur vous, si vous y consentez. Mais l’adhésion s’effectue de façon libre et volontaire. Elle ne peut donc pas exercer un pouvoir, avec ce que cela suppose de pression et de domination. Elle ne peut s’imposer à la loi commune. Cela implique une exigence de neutralité de ce qui est de l’ordre du pouvoir et de la représentation commune, neutralité qui n’est pas celle de l’ignorant ou de l’hypocrite («cachez cette religion, que je ne saurais voir»), mais cette de l’arbitre qui veille au respect des règles, à ce que le jeu entre les diverses religions et convictions s’effectue loyalement. Mais la séparation et la neutralité ne constituent pas des fins en soi, ce sont des moyens pour atteindre certains objectifs essentiels d’une société démocratique: la liberté de conscience (qui inclut la «liberté religieuse» mais ne s’y limite pas), la non-discrimination en matière de religion et de conviction. Ces deux principes se trouvent garantis de façon précise par les textes internationaux, comme le rappelle d’ailleurs un commentateur de ma dernière Note.

Deuxièmement, la laïcité doit donc arriver à harmoniser ces quatre principes et à réaliser un équilibre entre eux. Cela n’a rien d’évident et il existe plusieurs manières de le faire: donc l’hégémonie donnée, en un temps et en un lieu à une forme de laïcité, constitue toujours un enjeu politique et social. Pour avoir ignoré cela, pour avoir cru qu’il ne pouvait légitimement exister qu’un seul et unique contenu de la laïcité (les leurs), certaines forces de gauche ont facilité, à leur insu, la dérive de la représentation dominante de la laïcité de la gauche vers la droite et même l’extrême droite. Ils ont refusé tout débat interne à la gauche, et se trouvent fort dépourvu, quand Marine le Pen est venue… invoquer la laïcité. Retrouver une conception de gauche de la laïcité, qui se distingue de celle de la droite dure et de l’extrême droite, suppose que, quand on pense à la laïcité, on pense global et non pas (seulement) islam. Ainsi, on peut débattre pour savoir si (et quand) la liberté de conscience implique une interprétation plutôt libérale ou une interprétation très stricte de la séparation et de la neutralité, l’essentiel est que l’on ait bien en tête les conséquences que cela doit avoir pour toutes les religions et les convictions, sans dispenser l’une ou l’autre d’entre elles de ces conséquences et avoir une laïcité (concrète) à plusieurs vitesses. Sinon, le principe de non-discrimination est mis à mal. Exemple: si l’on veut constitutionnaliser les deux premiers Articles de la loi de 1905 (et, personnellement, je trouve que c’est une bonne idée), il faut le faire pour tous les départements français (quitte à prévoir un processus pour ceux qui, comme l’Alsace-Moselle, ne sont pas actuellement régis par la loi de 1905. Et si on accommode en prévoyant un processus, il faut aussi avoir la même logique sur d’autres aspects). Sinon, tel M. Jourdain faisant de la prose, on fait de la discrimination sans le savoir.

Troisièmement, il faut analyser la situation actuelle de la laïcité dominante, de la façon la plus rigoureuse possible, pour la remettre sur les rails de la gauche. Mon analyse personnelle est qu’il existe aujourd’hui un profond déséquilibre entre une atrophie du principe de séparation et une hypertrophie du principe de neutralité. Et comme ce principe de neutralité n’est pas pensé globalement, mais essentiellement orienté contre l’islam, la droite apparait forcément plus laïque que la gauche. Tant que ce type de laïcité ne sera pas décrypté pour ce qu’il est, la gauche sera perdante face à la droite et à l’extrême droite. Elle aura beau courir après elles et proposer, de son côté, de durcir la neutralité, elle ne saura jamais faire aussi bien que les islamophobes patentés de la droite dure et du FN. On peut dire à la gauche ce que l’on a dit à la droite républicaine: si on les place dans cette perspective, si on attise leurs peurs, les gens préfèreront toujours «l’original à la copie». Il est tout à fait logique que, dans cette situation, le discours de la droite soit devenu offensif et hégémonique en matière de laïcité et que la gauche apparaisse plus molle et sur la défensive.

Actuellement (ce sera peut-être différent dans 25 ans, mais nous n’en sommes pas là), il faut repenser la laïcité en terme de séparation, plus qu’en terme de neutralité, pour arriver à rééquilibrer les choses. Et cela aura aussi l’avantage de ne plus faire dire parfois à la loi de 1905 le contraire de ce qu’elle a dit! Il ne s’agit pas de prôner une pseudo «laïcité ouverte», mais de dire que la séparation induit des libertés laïques possibles pour tous. La laïcité impose aux religions et aux convictions que leurs exigences soient socialement facultatives.guillemets
   

Consultez et signez pour un Big Bang des politiques jeunesse

bigbangjeunesseA 5 mois des élections présidentielles, 38 organisations rendent publiques un texte pour une refonte des politiques d’éducation et d’insertion des jeunes. Ce texte intitulé « Pour un Big-Bang des politiques jeunesse ! » propose un droit pour tous les jeunes à construire leur parcours et à vivre dignement. Il a pour objectif de susciter le débat avec les différentes parties prenantes : associations, fédérations, mutuelles, mouvements de jeunesse, organisations de jeunesse et d’éducation populaire, structures d’insertion, d’hébergement ou de santé…

Cette proposition s’articule autour de 5 axes complémentaires et indissociables :  

puce_read_more instaurer un droit à l’éducation-formation tout au long de la vie,
puce_read_more organiser un service public de l’information, de l’orientation et de l’accompagnement des jeunes,
puce_read_more garantir des ressources financières aux jeunes,
puce_read_more faciliter l’accès des jeunes au travail dans des conditions décentes,
puce_read_more favoriser une plus forte implication des jeunes dans la vie collective

Consultez le texte dont la Ligue de l'enseignement est signataire.
   

Les associations alertent les pouvoirs publics

revendicationguillemets2 A l’occasion de la journée mondiale du bénévolat et du volontariat du 5 décembre 2011, nous avons souhaité alerter solennellement et publiquement les décideurs et nos concitoyens sur la situation des associations. C’est une démarche exceptionnelle et inédite qui nous est dictée par la gravité de la situation. (...)

Au sein du Conseil Economique Social Environnemental des Pays de la Loire, les représentants du monde associatif dans toute leur diversité tentent de faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend jamais. Nous rappelons inlassablement que notre pays ne serait pas ce qu’il est sans cette originalité qu’est le fait associatif.guillemets

Lire le communiqué du CPCA dans son intégralité
   

Mot du président lors de l'assemblée générale de Rouans

ag 3guillemets2 L’an passé à Château-thébaud, nous avions eu l’honneur de recevoir notre président national. Cette année en l’absence de représentant de la ligue. Mon propos sera largement imprégné de notre dernière AG de Granville. Nous venons de vivre une année marquée par une succession d’événements de portée internationale… Qu’il s’agisse des bouleversements qui affectent les pays maghrébins, le Proche et le Moyen-Orient ou de la crise financière et de ses conséquences sur la monnaie européenne, tout cela a des répercussions, qui ne peuvent nous laisser insensibles. guillemets

Lire le discours du président Alain Forest en intégralité

Lire l'intervention de Gilles Cavé
   

Plan Triennal pour les années 2012 – 2014

lok -l ogo fal quadri avec signature« La Ligue de l’Enseignement travaillera avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ses orientations afin de faire prévaloir la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers, individuels et collectifs, ce qui donne à la fraternité son sens profond.Elle appelle son réseau et ses partenaires, et au-delà, tous les citoyens et les habitants, ainsi que les différentes composantes de la société française… à trouver et mobiliser les ressources indispensables pour contribuer à « faire société » pour imaginer demain et redécouvrir ensemble le goût de l’avenir. »

Lire la suite plan triennal 2012 - 2014

Informations :

Le plan triennal 2012-2014 : objectifs et perspectives

Bilan du plan triennal 2009-2011 : panorama des actions portées sur les trois dernières années.

Le manifeste de la Ligue : adopté par toutes les associations et fédérations de la Ligue de l’Enseignement, au congrès de Toulouse, en juin 2010.
   

Pierre Tournemire : activités vacances au regard des principes et des valeurs laïques

tournemirePierre Tournemire est secrétaire général adjoint et président du Comité national laïcité de la Ligue de l’enseignement. A l'occasion du rassemblement national "vacances loisirs éducatifs" du 15 novembre dernier, il réaffirme les valeurs portées par la laïcité au travers du prisme philosophique, juridique et politique.

Extraits : guillemets2 Dans une société en crise marquée par le délitement du lien social, la perte de confiance dans les institutions, la peur du lendemain et la peur de l’autre, les affirmations identitaires et religieuses se développent, avec leur cortège de revendications et de comportements parfois irritants. Il est donc normal que nos centres de vacances ou nos classes de découverte soient confrontés à des questions aux réponses complexes pour nous qui voulons accueillir tout le monde dans une perspective laïque. Nos réponses sont d’autant plus délicates qu’elles doivent intervenir dans un environnement très passionnel où la laïcité est appelée avec insistance à la rescousse pour sauver une République qui serait menacée. Il est donc très utile que nous réfléchissions ensemble aux meilleures conditions de fonctionnement de nos centres afin de dépasser des situations conflictuelles. guillemets

guillemets2 Par la vie collective du centre de vacances, donnons le sentiment à ceux qui vivent dans la société des discriminations dans leur situation sociale, le logement et l’emploi qu’ils sont respectés dans leur identité et leurs convictions. Si l’on est exemplaire sur le fonctionnement, respectueux des identités tout en faisant vivre une exigence partagée de valeurs communes, non par des discours moralisateurs au nom d’une approche théorique de la laïcité, mais en agissant avec générosité et enthousiasme, pour que soit vécue une liberté individuelle respectueuse des libertés de tous, nous donnerons ainsi l’envie à nos usagers, bien au-delà du centre de vacances, de construire collectivement un avenir où notre République honorera sa promesse de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.guillemets

Consulter l'intégralité du texte de Pierre Tournemire.
   

Le service civique : un engagement non-respecté ? - communiqué du Crajep

Dans un communiqué de presse du 7 novembre 2011, le CNAJEP interpelle les parlementaires sur les menaces découlant de la baisse des moyens accordés aux associations de jeunesse et d’éducation populaire.

Un contexte préoccupant

A l’heure d’une érosion continue du soutien aux associations de jeunesse et d’éducation populaire, nous constatons un accroissement des besoins de formation et d’accompagnement liés au développement du service civique et à l’accueil des volontaires. Le service civique enregistre en effet cette année une nouvelle progression spectaculaire (+ 35 %). Et afin d’assurer la montée en puissance du service civique, dont les ambitions chiffrées ont été revues à la hausse, 25 000 volontaires seront accueillis en 2012 au lieu des 20 000 prévus initialement.Nous ne pouvons que trouver un intérêt à l’augmentation des services civiques et des moyens accordés par l’État, cependant nous nous inquiétons du fait que cette augmentation de moyens se fasse au détriment du financement des autres actions en faveur de la jeunesse et de la vie associative.

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Vers une réduction du temps et des moyens alloués au service civique ?

Même si rien n’est acté, l’option de réduire le temps de service civique est parfois abordée. Nous émettons une vigilance et une réserve face à d’éventuelles décisions de ce type. Effectivement la réduction du temps de service ne ferait qu’augmenter la difficulté d’accompagnement, réduire la part du projet des jeunes et écarter encore plus les publics en difficultés. Par ailleurs, la baisse des indemnisations renforce la difficulté pour les jeunes issues de classes populaires de rejoindre ce projet. Cela parait contradictoire au regard des intentions affichées par l’État.

Un déficit de formation des jeunes

La loi stipule l’obligation de formation des jeunes engagés, ce dont se félicite le CRAJEP, conformément à son souci d’éducation permanente et citoyenne de tous et toutes. Cependant l’État n’a pas permis aux associations de remplir leurs obligations en ce domaine en ne mettant pas à leur disposition les moyens économiques pour lesquels il s’était engagé. Un premier volant de jeunes est ainsi sorti du dispositif sans avoir bénéficié de ce qui devait leur revenir de plein droit. Comme stipulé dans la loi, certaines associations accueillant des volontaires ont malgré tout organisé des formations civiques et citoyennes de trois jours à destination des jeunes. Elles se sont déroulées dans des conditions favorisant l’expression et l’apprentissage des jeunes et ont été ouvertes le plus largement possible aux associations des territoires. Aucune compensation financière n’a été à ce jour perçue par les structures organisatrices.

En Pays de la Loire, une opération de communication ?

La préfecture de région organise ce 21 novembre 2011, à titre expérimental, une formation en présence de Martin HIRSCH, directeur de l’agence Nationale du Service Civique, du Préfet de Région et du sous-préfet atlantique en charge de la politique de la ville.Éloignée des préoccupations des acteurs de terrain et des modalités habituellement préconisées pour optimiser un temps de formation, cette journée se décompose en quatre heures d’interventions institutionnelles. Ce n’est pas la représentation que les associations de jeunesse et d’éducation populaire se font de la formation.Dans le contexte décrit précédemment et devant les difficultés quotidiennes décrites par les structures organisatrices pour répondre à leur éthique de formation des jeunes, la démarche est en décalage avec les dysfonctionnements actuels du dispositif, bien connus de l’Agence.

Le CRAJEP des Pays de la Loire souhaite que les engagements de l’Agence Nationale du Service Civique soient tenus. Le Service Civique doit être conforté comme un réel dispositif d’engagement, à la hauteur des enjeux, des problématiques et des attentes des bénévoles, des salariés, des jeunes volontaires et des populations qu’ils touchent.
Site internet : http://www.crajep-pdl.org/
   

Des outils au service des bénévoles associatifs

associationLe guide pratique des Pays-de-la-Loire
Le CRVA 44 (Centre de Ressources à la Vie Associative) tient à la disposition des bénévoles la nouvelle édition du guide pratique de l'association. Actualisé et enrichi sur des questions telles que les financements, les relations avec les collectivités ou la communication. Ce guide est disponible gratuitement pour les associations des pays de la Loire dans nos locaux, à la préfecture et dans certaines municipalités.

Des formations pour les bénévoles associatifs
Il est encore temps pour les bénévoles de s'inscrire dans le dispositif de formation complémentaire du guide qui se déroulera à Nantes à compter de janvier 2012.
Pour plus d'information : site wwww.associations-lpld.org
CRVA : 9, rue des Olivettes 44000 Nantes - 02 51 86 13 58 - 02 51 86 33 06

   

Présidentielles 2012 : consultation électronique jusqu'au 27 novembre sur 50 propositions de la Ligue

Jean-Marc ROIRANT Secrétaire Général de la Ligue de l'enseignement et Eric FAVEY Secrétaire Général Adjoint

roirant_ligueguillemets2 Chers amis,

Nous avons à plusieurs reprises évoqué le travail que notre mouvement entend faire dans le cadre des élections de 2012, présidentielles et législatives, notamment lors de la dernière réunion des présidents et secrétaires généraux du 15 octobre.

En premier lieu et de toute urgence car il ne reste que quelques semaines, nous devons inciter partout où c’est possible à l’inscription sur les listes électorales (cf. lien vous permettant d’accéder à la campagne que mène le CIDEM sur ce sujet) : http://inscription2011.cidem.org/ celles et ceux qui ne le sont pas encore : jeunes qui viennent d’accéder à leur majorité, nouveaux arrivants et toute personne venant d’obtenir la nationalité française.

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Ensuite d’ici la fin de cette année nous devons terminer l’élaboration de nos propositions pour cette campagne. Après ultime débat de notre conseil d’administration des 8 et 9 décembre, elles seront finalisées et vous en disposerez dès la première quinzaine de janvier en version numérique et en encart dans les « idées en mouvement » à paraître le 1er février. Vous pourrez aussi passer commande d’exemplaires supplémentaires de cet encart.
Nous conduisons ce travail d’élaboration à partir de trois sources :
puce_bleu notre manifeste « Faire société » qui constitue un cadre général de principes, de positions et de grands choix sociétaux ;
puce_bleu notre « stock interne » de positions, constitué par nos travaux antérieurs (congrès,réflexions thématiques et sectorielles, plates-formes et collectifs dont nous sommes membres) ;
puce_bleu les débats de notre dernière université d’automne de la Rochelle.

Nous pourrions nous en tenir là tant les contenus ainsi rassemblés témoignent du sérieux et de la richesse de notre réflexion et incarnent notre dimension profondément citoyenne nourrie de nos convictions et pratiques.
Mais nous allons ajouter une dimension consultative complémentaire et inédite dans notre mouvement.A partir de nos sources, nous avons élaboré une série d’une cinquantaine de propositions pour l’essentiel limitées aux domaines que nous connaissons le mieux car nous y agissons. Avant les choix définitifs, nous allons donc solliciter l’avis de militants de la Ligue en utilisant les moyens à notre portée à différents niveaux de notre mouvement. Il s’agit d’une consultation individuelle, même si elle est tout à fait compatible avec des échanges collectifs.

Nous allons le faire sous la forme de la consultation électronique de 4 ensembles :
puce_bleu les fédérations ;
puce_bleu les adhérents individuels ;
puce_bleu les associations fédérées ;
puce_bleu les membres des groupes de travail nationaux et listes de diffusion internes de chaque secteur confédéral.

La consultation est ouverte du mardi 15 novembre au matin au dimanche 27 novembre minuit sur le site web suivant :
Les fédérations choisiront les modalités de la promotion de cette phase de consultation interne : membres des CA, équipes fédérales, associations affiliées… Le centre confédéral se charge de solliciter directement les adhérents individuels et les associations fédérées, ce qui n’est évidemment pas incompatible avec une incitation fédérale (ci-joint la lettre électronique qui leur est envoyée ce jour) et également des groupes de travail nationaux et listes de diffusion nationales internes également.

Nous analyserons les résultats de cette consultation et nous en ferons un retour général. Le conseil d’administration aura bien sûr à s’en inspirer également pour ses débats et choix. Nous expérimentons avec cette démarche inédite une forme nouvelle d’animation politique de notre mouvement. Elle permet aussi de préparer plus largement notre mouvement au débat politique de 2012 et à ses conséquences. La Ligue est là pleinement au cœur de son travail, à la fois « faire des électeurs et non des élections » et contribuer à nourrir les indispensables choix pour « faire société » et rendre l’avenir possible et meilleur.

Très cordialement,guillemets
   

2012 : la Ligue de l’enseignement fait campagne

"La Ligue de l’enseignement est engagée pour l’éducation au suffrage universel, non pour faire des élections mais des électeurs, non des candidats mais des citoyens" , Jean Macé.
En 2012, les citoyens français choisiront l’orientation politique de leur pays pour les cinq années à venir. Dans un monde en crise, ils décideront ainsi de leur manière de vivre ensemble : valeurs pour fonder la vie commune, emploi et développement économique et social durable, fiscalité et solidarités, place de la France en Europe et dans le monde, droit réel à l’éducation, à la culture et à la formation tout au long de la vie, place donnée aux associations et aux habitants dans les politiques publiques, indépendance de la justice et des médias…

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Pour 2012, la Ligue de l’enseignement appelle l’ensemble de son réseau, militants, associations locales et fédérations départementales à la mobilisation civique dans trois directions.
- en priorité : inciter tous les citoyens ayant atteint l’âge de 18 ans, ayant changé de domicile ou ayant acquis récemment la nationalité française à s’inscrire avant le 31 décembre sur les listes électorales pour pouvoir voter,
- faire connaître les positions et principes qu’elle a formulés dans son manifeste "Faire société" pour une société démocratique, laïque et solidaire,
- aller à la rencontre des candidats et partis républicains pour faire connaitre les principaux enjeux qu’elle perçoit et les propositions qui concernent notamment ses domaines d’intervention. La Ligue travaille depuis plusieurs mois à la formulation de ses positions. A partir du 8 novembre, elle consultera ses militants, fédérations et associations afin de les rendre publiques début janvier 2012.
   

Les signataires de l’Appel de Bobigny interpellent les candidats à la présidentielle

Des élus, syndicats de parents d’élèves, d’enseignants, associations de l’éducation populaire et mouvements pédagogiques, regroupés dans le collectif Appel de Bobigny, ont interpellé mercredi 2 novembre 2011 les candidats à la présidentielle pour que l'éducation "retrouve une place prioritaire", lors d'une conférence de presse à la mairie de Paris.
« Dans notre pays, nous ne parlons plus de projet éducatif. Seule prévaut une logique comptable et gestionnaire. Il est temps de sortir de cette période de disette intellectuelle et de redonner du sens à l’éducation », a affirmé le 2 novembre Colombe Brossel, adjointe chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative à la mairie de Paris, en introduction de la conférence de presse de l’Appel de Bobigny qui se tenait à l’Hôtel de ville.

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Ce collectif, qui rassemble une cinquantaine d’acteurs de l’éducation (organisations de parents d’élèves, syndicats d’enseignants, associations de l’éducation populaire, mouvements pédagogiques, collectivités locales), a travaillé pendant 3 ans à l’élaboration de propositions pour faire de l’éducation et de la formation une priorité des politiques publiques.

Ces propositions, présentées il y a un an, ont depuis été enrichies de 6 textes complémentaires concernant notamment l’éducation des 0-6 ans et l’autonomie des établissements scolaires. Marges de manoeuvre locales - Sur ce dernier point, Yves Fournel, président du réseau français des villes éducatrices, a rappelé l’incohérence de l’Etat qui « d’un côté veut transférer aux collectivités locales le coût de l’éducation, et de l’autre recentralise les décisions pour tout contrôler. Nous voulons que les acteurs aient une légitimité à travailler ensemble, dans la durée. Pour cela, il nous faut des marges de manœuvre locales », a-t-il martelé.

Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp (Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles) a rappelé qu’autonomie ne signifiait pas dérégulation : « Ce que nous voulons c’est de l’autonomie pédagogique. Notre système éducatif bute sur 15 % à 20 % d’enfants en échec scolaire. Il faut changer les choses ! Il faut permettre des regards croisés pour que les enseignants puissent faire leur métier de façon plus sereine. L’autonomie, c’est justement ce qui fait le sel du métier ! » Autonomie bien conçue et comprise - Luc Bentz, secrétaire national de l’UNSA Education a pointé du doigt les dotations horaires des établissements, insuffisantes pour développer une logique d’échange et de partenariats avec les acteurs locaux : « Une autonomie bien conçue et bien comprise peut faire changer les pratiques », a-t-il affirmé.

Yves Fournel a par ailleurs insisté sur le fait qu’il n’y avait pas d’avenir à opposer les 0-3 aux 3-6 ans : « Au contraire, a-t-il affirmé, travaillons à davantage d’articulation, élaborons des éléments de formation en commun. Il faut placer l’enfant au centre, et non l’organisation administrative. »

60 maires signataires - Le collectif de l’Appel de Bobigny a consacré l’année écoulée à diffuser ces textes. Tous les partis politiques ont été approchés. Seuls ceux du centre et de droite n’ont pas encore réagi et tous les maires signataires de l’Appel, une soixantaine à ce jour, sont de gauche, a précisé Yves Fournel.

Un premier point sur l’accueil de cet appel par les candidats à la présidentielle sera fait le 24 novembre lors du Salon de l’éducation. « Les hommes politiques sont impressionnés que tous ces acteurs, hier cloisonnés, aient pu ainsi se rassembler autour de propositions concrètes. L’Appel de Bobigny offre un consensus suffisant pour engager rapidement une politique alternative à ce que nous vivons actuellement. C’est un véritable cadeau que nous faisons au candidat qui voudra bien s’en emparer ! » a conclu Yves Fournel.


Consultez les textes de l'appel de bobigny

   

Associations et Ministère de l’éducation nationale : silence, on coupe !

Communiqué de presse du CAPE - 2 novembre 2011

A deux mois de la fin de l’année 2011, le Ministère de l’éducation nationale vient enfin de notifier à la plupart des associations complémentaires, éducatives et pédagogiques le montant de son concours pour l’année…2011.

Outre le fait que nombre d’institutions publiques ou privées, d’entreprises ne sauraient travailler sereinement dans une telle incertitude alors que la plupart des actions sont quasiment à leur terme, c’est à grands coups de ciseaux que ce ministère traite ses partenaires.

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Pour les 20 associations constitutives du CAPE c’est au minimum, 14,25 % de baisse pour celles qui sont sous convention pluriannuelle d’objectifs et jusqu’à 50% voire plus pour certaines : aucune n’échappe au couperet. Cette politique est malheureusement continue depuis plusieurs années et pour la plupart des associations, l’aide de l’Etat a été amputée de moitié, voire plus encore, en 10 ans !

C’est le double discours bien connu maintenant : on flatte les associations pour leur contribution essentielle à la cohésion sociale, à l’innovation, à l’éducation globale de la jeunesse… et année après année on les étrangle ou on les contraint à la sous-traitance de la seule commande publique. Pourtant nos associations sont des partenaires loyaux, évalués régulièrement, responsables et indépendants. Alors, ne serait-ce pas cette indépendance qu’on leur fait payer ?

Qu’est ce qui motive une telle politique ? Quel est l’intérêt des dirigeants d’un pays d’affaiblir celles et ceux qui agissent depuis de longues années pour l’éducation de 6 millions d’enfants et de jeunes, qui forment près de 100 000 de leurs éducateurs ou enseignants alors même que leur ministère a négligé leur propre formation professionnelle, qui emploient 20 000 salariés en équivalent temps/plein et mobilisent 200 000 bénévoles dans des activités destinées en priorité aux milieux les plus modestes et aux élèves en difficultés scolaires ?

Quel est le but inavoué d’un choix qui rendra la tâche des enseignants et personnels des établissements scolaires encore plus redoutable à l’heure où le système scolaire est à la peine, où l’Ecole de notre pays se singularise parmi les pays de l’OCDE par des difficultés grandissantes à faire réussir tous les élèves ? Pourquoi prendre le risque de priver l’Ecole, ses équipes, les parents, les enfants et les jeunes, les collectivités locales, les associations de proximité du précieux concours complémentaire et de l’accompagnement de nos mouvements ?

La crise et le déficit budgétaire sont invoqués. Un gouvernement peut toujours dire que l’éducation coûte cher. Il peut même essayer l’ignorance. Cet argument ne tient pas sauf à en assumer les conséquences, sauf à faire le choix de sacrifier l’avenir au profit de bien maigres économies qui feront de bien grands dégâts.

A l’heure où se prépare le budget 2012, nous interpellons solennellement le Ministre de l’éducation nationale, la représentation parlementaire et les collectivités sur les effets ravageurs d’une telle politique pour quelques centaines de milliers d’euros d’économie. D’autant que les premiers éléments connus de ce budget à venir, malgré les déclarations rassurantes du ministre de l’éducation nationale, laissent entrevoir d’autres coupes l’année prochaine.

Alors que depuis plusieurs années, les pays européens sont engagés dans un processus d’élévation générale des niveaux d’éducation justifié notamment par l’économie de la connaissance dans laquelle le monde entier est engagé, alors que jamais sans doute nos sociétés n’ont eu tant besoin que leurs enfants apprennent ensemble à vivre ensemble, les dépenses d’éducation sont des investissements du futur.

Un pays qui assume vraiment ses responsabilités à l‘égard des générations futures fait le choix d’investir dans l’éducation et la formation de toute sa population, l’éducation initiale, scolaire et non formelle, notamment pour préparer chacun à apprendre toute sa vie. Ce n’est pas manifestement le choix de ce gouvernement et nous le dénonçons.

Le CAPE, collectif des Associations éducatives et pédagogiques laïques Partenaires de l’Ecole publique, regroupe 20 associations éducatives complémentaires de l’Ecole et mouvements pédagogiques :

AFEV, AFL, Ceméa, CRAP-Cahiers pédagogiques, Eclaireuses éclaireurs de France, Education & Devenir, Fédération Française des Clubs UNESCO, FESPI, Fédération Générale des PEP, Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des CMR, FOEVEN-fédération des AROEVEN, Fédération nationale des Francas, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de l’enseignement, Mouvement Français pour le Planning Familial, Mouvement français des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs (Foresco), OCCE, Peuple et Culture


   

Face aux crises, nous proposons un Pacte pour les droits et la citoyenneté

Point de vue publié dans Le Monde du 21-10-11

guillemets2 Rêvons. Après tout, nous sommes en période électorale. Rêvons donc d'une France où les droits sociaux, les valeurs du travail ne soient pas en permanence mis en balance avec les valeurs du Cac 40. D'une France où les services publics soient modernisés et résolument mis au service des populations. D'une France où la population respecte sa police, qui la respecte, au lieu de la craindre, et fasse confiance à une justice enfin dégagée du poids de l'exécutif. D'une France où pour les femmes s'ouvre la voie des responsabilités électives par une application combinée de la parité et l'interdiction du cumul des mandats. D'une France, dans laquelle un ministre qui "déraperait" du côté du racisme serait immédiatement démissionnaire et sujet à poursuites. D'une France où tout résident étranger aurait le droit de vote aux élections locales. D'une France où chacun et chacune aurait au-dessus de lui un toit, puisque c'est un droit. D'une France enfin qui croit en l'éducation et porte au plus haut l'intérêt supérieur de l'enfant.

Cette France-là ne vivrait pas au rythme des affaires et sous le poids d'une règle d'or, dont l'or est la seule règle. Cette France-là serait solide de ses solidarités, entre territoires comme entre générations ; elle serait forte de l'implication civique de ses habitants, de ses outils de solidarité dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la famille… Le logement n'y serait pas à la rue et les salariés y bénéficieraient d'un statut et de droits attachés à leurs personnes et non à leur poste de travail…

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Le pays des Bisounours ? Non, simplement une société ayant choisi de rompre avec la fragmentation sociale et les inégalités, la mise en concurrence de tous avec tous, la xénophobie d'Etat, le mépris de l'intérêt général… Toutes choses qui, si nous laissions faire, seraient appelées à s'amplifier, avec leurs corollaires obligés que sont la surveillance et le sécuritaire.

Alors que la planète menace d'exploser pour cause de toxicité financière, notre gouvernement n'affiche que deux priorités : remporter les prochaines élections, pousser le plus loin possible sa politique d'austérité. Epineuse équation ! D'où la désignation de boucs émissaires, d'où la promesse de toujours plus de places de prisons, d'où la concentration des pouvoirs et la leçon de morale aux démunis, d'autant moins bienvenue que l'actualité ne bruit que "d'affaires" aux relents de corruption.

Dans ce contexte délétère, et alors que sont devant nous d'importants rendez-vous électoraux, l'ampleur même des crises en cours impose de réhabiliter les fondements mêmes de la République, de refonder l'égalité des citoyens entre eux, de faire vivre la liberté, la fraternité.

C'est pourquoi nous proposons un Pacte pour les droits et la citoyenneté. Il est temps de penser autrement, de faire autrement, d'ouvrir des perspectives nouvelles. Contre les règles d'or de la finance souveraine, nous choisissons l'espoir ; face aux défis posés par les crises financières, économiques, sociales et écologiques, nous misons sur la démocratie.

Le Pacte pour les droits et la citoyenneté résulte de ce choix. Signé par cinquante organisations syndicales et associatives, il porte ces valeurs et les illustre par nombre de propositions concrètes, que nous inscrivons au débat public. Elles concernent la démocratie, la protection de la vie privée et des données personnelles, les droits et libertés face à la justice, à la police et au système pénitentiaire ; la lutte contre la xénophobie, le racisme, le sexisme et les discriminations, toutes tendent à rendre effectives l'égalité sociale et les solidarités.

Certaines de ces propositions sont immédiatement applicables, comme par exemple l'interdiction du cumul des mandats, ou l'obligation faite aux policiers de délivrer un récépissé à chaque contrôle d'identité. D'autres sont à plus long terme. Toutes nécessitent un engagement clair et fort, car leur mise en œuvre supposera ténacité et détermination. C'est pourquoi nous entendons interpeller les responsables politiques et les candidats et que nous nous inscrivons dans le débat électoral. Il y va de notre vivre ensemble. Demain se discute aujourd'hui.

Pacte pour les droits et la citoyenneté : www.pactecitoyen.org

Organisations rassemblées au niveau national autour du Pacte pour les droits et la citoyenneté :

href="http://www.pactecitoyen.org"> A.M.I-handicap, Les Amoureux au ban public, APCV, ATTAC, ATMF, CADAC, CATRED, CEDETIM, Ceméa, Cimade, CGT, CNDF, Comité Idaho, CNL, Confédération paysanne, CSF, CNAFAL, Coordination européenne pour le droit des étrangers à vivre en famille, DAL, Farapej, Fasti, FCPE, FFMC, FTCR, FNDIRP, FSU, France terre d’asile, Fondation Copernic, Gisti, Iris, LDH, Ligue de l’enseignement, Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions, LMDE, MRAP, Mouvement de la paix, Snes, Snesup, OIP, OVR France, Le planning familial, SNJ-CGT, SAF, SEN, SM, Terre des Hommes France, UJFP, UNEF, Solidaires, UNL...


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Henri Pena Ruiz à Couëron pour parler laïcité

Conférence d’Henri Pena Ruiz, philosophe et écrivain le Vendredi 18 novembre à 20h - Salle l’Estuaire - Couëron Ouvert à tous – Entrée libre. Une conférence organisée dans le cadre de la Quinzaine de l’école Publique 2011, campagne « Pas d’éducation, pas d’avenir ». Action pilotée par la Ligue de l’Enseignement et Solidarité Laïque.

Communiqué de l'Amicale Laïque de Couëron Centre : 

guillemets2Un grand moment de laïcité !
La laïcité ne semble plus perçue comme une valeur fondamentale de la République par nos concitoyens, ce grand principe est même dévoyé au profit d’actions politiciennes avec des buts bien éloignés du concept original. Nous avons pensé qu’il était de notre devoir, comme il devrait l’être pour les autres associations laïques culturelles, de remettre à sa place cette idée essentielle, fondement du vivre ensemble, non seulement en direction de la population mais aussi pour ceux qui devraient être chargés de promouvoir cette valeur : les enseignants de l’école publique.

Depuis la fermeture des écoles normales d’instituteurs, la formation des nouveaux enseignants ne comprend plus de module consacré à la laïcité qui fait pourtant partie des trois principes fondamentaux de l’école républicaine : obligation, gratuité, laïcité. Suite à ce constat et en accord avec l’Inspecteur de la circonscription, les trois partenaires de la Quinzaine de l’École Publique: Amicale, Municipalité et Inspection départementale, ont décidé de proposer aux enseignants des écoles publiques de la commune une formation à la laïcité dans le cadre de leur formation continue, au cours de l’année scolaire 2011 – 2012.

Nous avons obtenu l’intervention d’Henri Pena Ruiz, Professeur agrégé de philosophie au lycée Fénelon, dont les compétences en ce domaine ainsi que les qualités d’orateur sont bien connues au plan national et même international. Conformément à notre mission d’éducation populaire, nous proposerons à la population l’accès gratuit à sa conférence ainsi qu’au débat qui suivra.

La Ville de Couëron mettra gratuitement à disposition la salle municipale de l’Estuaire ainsi que les moyens techniques et le personnel nécessaires.guillemets


Renseignements auprès de l’amicale laïque de Couëron centre au 02 40 86 49 85.

   

La norme de service restauration scolaire s’étend aux collèges et aux lycées.

resto2Par Michel Lejeune - responsable du service politiques éducative - Fal 44

La nouvelle version de la norme AFNOR est parue fin septembre 2011. Elle a été revisitée pour le premier degré et étendue au second degré couvrant ainsi toute la scolarité primaire et secondaire. Le cœur de la norme ne change pas.

La norme, à la rédaction de laquelle la Ligue de l’enseignement a fortement participé, détermine un niveau d’exigences et de recommandations pour la restauration scolaire des écoles, collèges et lycées qui traite des thèmes en huit chapitres : projet de service -aménagement des locaux - accueil des convives - alimentation et éducation alimentaire - personnel des restaurants scolaires ayant une fonction éducative - organisation de la vie collective - transparence des échanges et de l’information - garanties de service public. A ces chapitres s’ajoutent des annexes pour donner quelques illustrations pertinentes. Elle fixe ainsi un certain niveau de qualité des prestations reconnu par tous les partenaires concernés.

La norme est bien entendu d’application volontaire. Libre aux acteurs concernés, en fonction de leurs priorités et de leur situation actuelle, de se référer à ce document pour mettre en place une stratégie d’amélioration sur les domaines retenus.  La finalité de ce texte vise à améliorer les pratiques et ainsi à améliorer la qualité globale du service rendu aux convives et à leurs familles. Quelle belle occasion de travailler sur cette pause méridienne en période de débats sur les rythmes et sur l’aménagement de la journée scolaire !


   

La laïcité dans les restaurants scolaires, entre demande sociale et réglementation

Par Michel Lejeune - responsable du service politiques éducative - Fal 44

Le ministère de l'Intérieur a diffusé durant l’été une circulaire intitulée « Rappel des règles afférentes au principe de laïcité – demandes de régimes alimentaires particuliers dans les services de restauration collective du service public ».

Elle rappelle tout d’abord le cadre constitutionnel, à savoir que « La laïcité n’est ni le reniement ni le cantonnement des religions. Elle est la condition du respect des choix personnels dans une société ouverte où histoire et patrimoine ont été souvent forgés par les grandes traditions spirituelles ou religieuses. » Elle aborde également le régime juridique applicable en matière de restauration collective du service public : "La laïcité de l'Etat implique une neutralité des services publics à l'égard de toutes les croyances ou pratiques religieuses."

Elle précise ensuite qu’en « l’absence de réglementation nationale précise, il appartient à chaque organe délibérant compétent (conseil municipal pour l’enseignement primaire, conseil général pour les collèges et conseil régional pour les lycées) de poser des règles en la matière ». Si les collectivités locales disposent d'une grande liberté dans l'établissement des repas, « le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation pour les collectivités ». Dans la pratique, constate le ministère de l'Intérieur, « la plupart des cantines proposent depuis longtemps des substituts au porc, et servent du poisson le vendredi, permettant ainsi le respect des prescriptions ou recommandations des trois principaux cultes présents en France". Nous serions donc dans un cadre clair et pacifié.

Le cadre n’est cependant que partiellement développé. Il n’y a en effet pas de rappel de l’article 2 de la loi de 1905 qui précise que « La République ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. ». Il n’est pas précisé dans cette circulaire l’impossibilité de choisir de servir des repas hallal ou casher parallèlement à la restauration traditionnelle parce que cela supposerait de faire appel à une filière spécifique, impliquant de fait la rétribution d’imams ou de rabbins.

Par contre en ce qui concerne la possible fourniture de panier-repas aux enfants par leurs parents, il est précisé que « en tout état de cause, les croyances religieuses des élèves et de leurs familles ne sauraient, en elles-mêmes, être invoquées pour justifier la fourniture d'un panier-repas ».

Une autre précision de cette circulaire semble surprenante. Il est en effet précisé la possibilité de « pratiquer des prix différents en fonction de la prestation servie (repas bio, repas spécifiques pour les régimes particuliers, etc…), régimes conformes aux exigences des différents cultes compris ». Cela voudrait-il dire que l’on pourrait facturer des repas « sans porc » ou des repas « sans viande », comme le pratiquent certaines collectivités, plus chers que des repas traditionnels ! Cela serait contraire à un certain principe d’égalité.

Ce texte n’évoque pas la difficulté que certaines collectivités fac aux enfants qui ne mangent pas parce que les plats proposés ne répondent pas à certaines exigences religieuses. On ne peut plus ignorer ces enfants et il est certainement nécessaire de trouver une réponse technique locale qui permette un équilibre entre exigences légales et réalité sociale. C’est aussi une approche laïque.


 

   

Deux textes pour préciser la composition des repas en restauration scolaire

resto1Par Michel Lejeune - responsable du service politiques éducative - Fal 44

Un décret et un arrêté, relatifs à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration collective, sont parus au Journal officiel du 2 octobre. Ces textes, immédiatement applicables pour les services de plus de 80 repas par jour en moyenne sur l’année, ne rentreront en vigueur qu’en septembre 2012 pour les autres.

Il s’agit bien de garantir un équilibre nutritionnel des repas servis par les services de restauration scolaire. Pour atteindre cet objectif, le décret précise l’obligation de servir « quatre ou cinq plats à chaque déjeuner ou dîner, dont nécessairement un plat principal comprenant une garniture, et un produit laitier » avec «le respect d’exigences minimales de variété des plats servis, la mise à disposition de portions de taille adaptée, la définition de règles adaptées pour le service de l’eau, du pain, du sel et des sauces ».

Afin de justifier que leur service est de qualité « Les gestionnaires des restaurants scolaires tiennent à jour un registre dans lequel sont conservés, sur les trois derniers mois, les documents attestant de la composition des repas, notamment les menus…». Et d’autre part « ils sont tenus d’identifier distinctement, sur les menus, les produits de saison entrant dans la composition des repas ». C’est certes une nouvelle contrainte pour les collectivités, mais n’oublions pas que la restauration scolaire est une véritable occasion pour une éducation à l’alimentation et que pour cela il est indispensable de présenter une succession de repas équilibrés.

L’objectif est de proposer une variété des repas qui « est appréciée sur la base de la fréquence de présentation des plats servis au cours de 20 repas successifs ». Mais pour aboutir à une alimentation équilibrée cet arrêté fixe les fréquences selon des règles fixées en annexe. Ces règles garantissent les apports en fibres et vitamines ainsi qu’en calcium et fer, mais surtout limitent les aliments trop gras ou trop sucrés, facteurs de déséquilibre alimentaire.

Un point mérite l’attention. Dire qu’il faut « au moins 4 repas avec, en plat protidique, des viandes non hachées de bœuf, veau, agneau ou des abats de boucherie », ne doit cependant pas interdire aux collectivités servant des « menus sans viande » de poursuivre cette offre alternative en plus de l’offre traditionnelle. En effet les collectivités qui ont fait ce choix l’ont toujours fait dans un but social afin que les enfants mangent effectivement un plat principal. Il est indispensable de permettre aux familles de choisir ce type de menus si elles le souhaitent.


   

La FAL44 dénonce la déterioration de tous les services publics

imagmanifLa FAL44 invite toutes celles et ceux qui lui sont proches, à soutenir et participer à la manifestation organisée par l’intersyndicale le 11 octobre prochain et fait sien l’appel qui en résulte.

Communiqué- La Fédération des Amicales Laïques de Loire Atlantique dénonce, en cette rentrée scolaire 2011, l’ensemble de toutes les mesures qui n’ont pour seul objectif que de casser systématiquement le service public d’éducation.

Elle dénonce une politique qui sous couvert de la crise financière mondiale vise à camoufler les conséquences des choix délibérés des gouvernements qui se sont succédés sous le présidence Sarkozy : dégradation de vie des français et en particulier des plus démunis, détérioration de tous les services publics, qu’ils relèvent de l’enseignement, de la santé, des transports, de l’énergie….

Elle dénonce toutes les actions et manœuvres qui visent à creuser les inégalités et les exclusions sociales.Elle appuie et appuiera toutes les initiatives qui, en adéquation avec son projet fédéral, œuvreront pour développer un projet de société démocratique et laïque, au service des femmes et des hommes et non pas au seul service de la finance.

Fédération des Amicales Laïques 44

9 rue des Olivettes - BP 74107 - 44041 NANTES cedex 1

tél : 02.51.86.33. 12 - fax : 02.51.86.33.29

courriel Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - site internet : www.fal44.org

Association reconnue d’utilité publique par le décret n° 2822 du 18 mars 1953
   

3 questions à Marc Bodineau, administrateur à la Fal

De quelle manière, la FAL 44 défend-elle l’école publique?

guillemets2 La Fédération des Amicales laïques anime un réseau d’associations impliquées, pour la plupart, dans la vie scolaire. Elle est également présente au sein d’instances stratégiques telles que le, CDAL,(Comité Départemental d’Actions Laïques) et à travers des positions, des communiqués sur internet. En dix ans, nous avons contribué à l’ouverture de onze écoles publiques sur le département. A ce jour, nous accompagnons les habitants de Jans, Marsac sur Don, La Marne et Saint Même le Tenu pour l’ouverture d’une école publique au sein de leur commune à la rentrée 2012.

La FAL, élément départementale de la Ligue de l’Enseignement, dénonce la casse systématique de l’enseignement public, telle qu’elle est orchestrée par le gouvernement actuelle. A ce titre, nous militons pour un projet de société qui mette en avant l’intérêt de l’humain et sa nécessaire formation et éducation pour qu’il vive pleinement sa citoyenneté au sein de la République.

En tant que mouvement d’éducation populaire complémentaire de l’école publique, nous développons des actions avec d’autres associations pour  amplifier certains mouvements de revendications. Nous accompagnons les établissements du secondaire autour de leurs projets. Ainsi, nous assurons des formations des délégués élèves. L’idée n’est pas d’intervenir sur les contenus pédagogiques de l’école mais de créer des outils au service des équipes enseignantes."

La rentrée 2012 débute, quels sont les grands projets soutenus par la FAL44 ?

Cette année il y a une orientation de la FAL qui se situe politiquement  autour l’engagement citoyen. Concrètement, il y aura  un grand rendez-vous, le 15 octobre prochain, orienté en direction de nos responsables de réseau affiliés. Cette journée sera suivie début 2012,  par un autre événement qui mettra en avant les enjeux modernes du concept de laïcité dans nos sociétés modernes. Nous n’oublions pas, non plus, le travail engagé avec nos partenaires, depuis déjà plusieurs années, concernant  les semaines de luttes contre les discriminations, au mois de mars. Tout cela, c’est aussi une manière d’accompagner, d’amplifier et de stimuler le mouvement citoyen au regard des grandes échéances présidentielles.

Quels sont les positions de la fédération sur les politiques menées en faveur de l’éducation ?

Nous sommes profondément pour le développement  du service public d’éducation et forcément contre son démantèlement tel qu’il est organisé par le gouvernement. Nous faisons partie des mouvements qui dénoncent les pertes de postes, 66 000 en 5 ans, la formation au rabais des enseignants stagiaires, les réformes Darcos, la manne proposée aux établissements privés afin de pallier les soi-disant manquement de l’école de la République… Nous organisons et participons régulièrement à des débats et actions autour des rythmes scolaires, sujet pour lequel nous avons atteint une expertise reconnue avec d’autres partenaires. Forcément notre démarche est souvent revendicative. Mais elle se traduit également par des actions réalisées en partenariat avec diverses instances telles que le rectorat ou l’Inspection Académique. Nous sommes très vigilants au niveau de la « mise à sac » des services publics et des différentes réformes qui ont été programmées au niveau scolaire, du primaire au lycée, en passant par le collège. Il est de notre responsabilité de dénoncer cela auprès des instances et de participer à la réflexion et l’action afin de développer un autre projet de société. C’est avec cet engagement que la FAL, à partir de son projet fédéral, définira lors des journées d’études de septembre, son plan triennal 2011-2012.guillemets

 


 


   

« La loi républicaine doit être appliquée partout »

maurieras
Article Ouest-France - 05/09/11
Trois questions à... Patrick Maurieras, directeur-adjoint de la Fal44 (fédération des amicales laïques)

19 communes sans école publique en Loire-Atlantique, c'est beaucoup (1) ? Comment se place le département dans le dualisme privé-public ?

Disons que ce chiffre diminue d'année en année. Nous militons pour un enseignement accessible à tous et pour que la loi républicaine soit appliquée partout. Une école publique doit exister quand il y a suffisamment d'effectifs potentiels. Depuis dix ans environ, on ouvre une à deux écoles publiques par an dans le département. La Loire-Atlantique, un peu comme la Vendée, a connu un fort dualisme scolaire. Il y a encore 15 ans, il y avait plus d'écoles privées que d'écoles publiques. Aujourd'hui, le ratio est de 60 écoles publiques pour 40 privées. Il reste néanmoins toujours des communes réticentes, qui voient d'un mauvais oeil la création d'une école publique, comme à Marsac-sur-Don ou Jans, où nous comptons créer des écoles laïques à la rentrée 2012. Pourtant, cela répond à des besoins. Quand on crée une école publique, on ouvre en général deux classes, pour 40 enfants. Dans les cinq ans qui suivent, on passe à 4, voire 6 classes.

Quels sont les freins que vous rencontrez justement dans les communes ?

Les raisons financières n'ont jamais été un véritable frein. Souvent, le frein majeur est plutôt le manque de volonté du conseil municipal. Culturellement, certaines communes se disent qu'une école, ça suffit. Il y a 15-20 ans, à Frossay, le maire avait refusé l'ouverture d'une classe dans son école publique ! Alors qu'un enseignant avait été nommé. Nous avions dû intervenir avec le sous-préfet pour transformer une salle du conseil municipal en salle de classe.

Comment la Fal44 accompagne l'ouverture d'école publique ?

Nous travaillons en relation avec les communes, l'Inspection, la préfecture, le conseil général et la Sadel (coopérative de fournitures scolaires). Il existe un fonds d'aide au développement des écoles publiques en milieu rural. En moyenne, une enveloppe de 1 000 € pour s'équiper en manuels, documentation et fournitures. D'autres communes partenaires peuvent aussi prêter du matériel. Nous faisons en sorte que l'élément financier ne soit jamais un frein pour les communes. Quand il y aura une volonté et un potentiel d'élèves suffisant à La Marne et à Saint-Même, nous seront prêts à les accompagner. L'Inspection de l'Académie nous suit dès qu'une association de parents se crée dans la commune.

(1) En France, un peu moins de 500 communes sont privées d'école publique (sur 36 000, soit 1 % environ). En Loire-Atlantique, il y a 221 communes en tout, soit un pourcentage de 8,6 % de communes sans école laïque.
   

Signez l'appel européen contre la dictature financière

guillemets2Cet Appel est une initiative citoyenne née d'échanges entre lectrices et lecteurs de Mediapart. Il est proposé à la signature des citoyennes et citoyens européens. Il peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée. Une charte lui est annexée afin que chaque signataire puisse prendre connaissance des conditions de signature, de publication, de diffusion et de suivi de la pétition.

APPEL EUROPÉEN CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE

Une crise sans précédent aggrave les inégalités sociales et la pauvreté et entraîne l’Europe vers une catastrophe imminente. Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, affirmons que cette crise n’est pas fatale comme on voudrait nous le faire croire : des solutions existent et elles doivent aujourd’hui être imposées par les peuples. Devant l’irresponsabilité de nombreux gouvernements qui font payer aux citoyens la folie des vrais responsables de la crise de la dette, à savoir les Marchés financiers, nous appelons à refuser la dictature de la spéculation financière et ses terribles conséquences sur nos vies.

Les politiques actuelles conduisent à une impasse économique

Prétextant la crise de la dette, les gouvernements imposent partout des plans de réduction des dépenses publiques qui détruisent des institutions vitales pour le bien commun : École, Hôpital, Justice, Recherche, Sécurité sociale... Après la crise de 2008, nos dirigeants nationaux et européens s’étaient fermement engagés à limiter les effets dévastateurs de la spéculation financière : ces engagements n’ont pas été tenus ! Pire : la spéculation la plus débridée se déchaîne impunément et mine toute chance de relance économique et de réduction du chômage.

Nous refusons que la finance soit une arme qui broie les peuples au profit des plus riches

Les organismes financiers doivent être au service de la vie sociale et de l’économie, et non l’inverse. Aussi, nous affirmons qu’il faut aujourd’hui changer de politique et de modèle économique. Nous appelons les citoyennes et citoyens des pays européens à user de tous les moyens démocratiques et pacifiques dont ils disposent pour imposer les cinq premières mesures suivantes à leurs gouvernements et aux institutions européennes :

puce_bleu l’annulation des plans d’austérité ;
puce_bleu l’interdiction de toute spéculation financière aux banques de dépôts ;
puce_bleu une taxe substantielle sur les transactions financières harmonisée à l'échelle européenne ;
puce_bleu l’audit indépendant des dettes publiques en vue de leur résorption ou de leur annulation ;
puce_bleudes réformes fiscales visant à redistribuer équitablement les richesses.

Nous nous déclarons solidaires de tous les Indignés et nous appelons à soutenir, développer et fédérer au niveau européen tous les mouvements de protestation. À cette fin, nous appelons à occuper chaque dimanche, massivement et pacifiquement, les places publiques des grandes villes. Ces rassemblements hebdomadaires se répéteront aussi longtemps que la volonté des peuples n’aura pas été entendue et respectée. Ils ont vocation à se transformer en véritables forums citoyens pour la reconquête de la souveraineté des peuples. Reprenons en main nos destins pour lutter de façon unie et solidaire contre la dictature financière ! guillemets

Signer l'appel sur le site de Médiapart

   

Contre le racisme et les discriminations - édition 2012

secd12_visuEn mars, la lutte contre le racisme et toutes les formes de discriminations s’affiche sur Nantes et en Loire-Atlantique. Le collectif des semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discriminations, coordonné par la Ligue de l’Enseignement 44, se mobilise à Nantes et le département.

Au vu des enjeux de 2012 et des années à venir, nous agissons pour construire une société plus juste et égalitaire. L’éducation et le débat restent les meilleurs remparts contre le racisme et les discriminations. Ces moments forts favorisent le vivre ensemble et l’enrichissement par les différences.




Retrouvez le programme des semaines en cliquant ici.

   
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